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En cocktail, en pâtisserie ou avec de l’eau : les sirops artisanaux de la Maison Musa élus produits en Anjou de l’année... |
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À 30 ans, Laurène Barrat, diplômée des Arts et Métiers d’Angers, a lancé la Maison Musa, une entreprise artisanale de sirops bio. Un pari entrepreneurial qui allie innovation, circuits courts et valorisation du terroir. © REGINE LEMARCHAND
TROPHÉES DE L’ÉCONOMIE DU COURRIER DE L’OUEST. Ingénieure de formation, Laurène Barrat a bifurqué en 2024 vers la création et la production de sirops artisanaux en fondant la Maison Musa. La Segréenne concocte des recettes gourmandes qui s’apprécient avec de l’eau, mais aussi en cocktail, dans des pâtisseries ou en cuisine. Elle est lauréate dans la catégorie « Produit de l’année ».
Diplômée des Arts et Métiers d’Angers, Laurène Barrat est devenue « siropière » à 30 ans. Elle a créé la Maison Musa en mars 2024 à Segré et déjà produit 4 000 bouteilles de sirop bio et artisanal.
 Le sirop permet de travailler plein de plantes et de fruits différents, c’est illimitéÂ
, commence-t-elle l’air gourmand. Préparer du sirop, c’est un peu comme faire de la confiture. Il faut extraire la pulpe ou le jus, infuser la plante et confire le tout avec du sucre.
 Le sucre est l’ingrédient principal.Â
Laure utilise  d
u sucre de betterave, d’origine France. C’est plus cher.Â
Et c’est un choix assumé (lire ci-dessous).
Une démarche qui vaut aussi pour les fruits et les plantes. Elle se fournit autant que possible auprès de producteurs locaux. Et quand cela n’est pas possible, direction Anjou Bio au MIN d’Angers.
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Des sirops pour les grands
La gamme des sirops Musa comprend quatorze parfums déclinés en quatre gammes : aromatiques, fleurs, fruités, plus des éditions limitées au rythme des saisons.
Laurène expérimente des recettes. Elle s’inspire  de ce qui se fait dans la pâtisserieÂ
, suit son intuition et puise aussi des idées  dans les cocktails des mixologuesÂ
. Avant de tester ses créations parmi son entourage et sur les marchés artisanaux.
Ses sirops sont plus destinés aux adultes qu’aux enfants.  J’ai envie de proposer des boissons sans alcool pour un public adulteÂ
lassé des sodas et jus industriels.

Quatorze parfums sont déclinés en quatre gammes. REGINE LEMARCHAND
Avec de l’eau, en cocktail ou en cuisine
Les sirops de la Maison Musa se dégustent avec de l’eau plate ou pétillante. Ils offrent en plus de nombreuses combinaisons différentes. Notamment pour des mocktails, mélange de boissons sans alcool.
Laurène a créé cet été une édition spéciale rose de Damas et pamplemousse. Arrosée d’eau, c’est déjà une boisson gourmande. On peut aussi citer dans cet esprit le « pumpkin spice », fruit du mélange de courges et d’épices.
Côté cocktail, la siropière conseille d’associer  les sirops de gingembre au rhum, le gin à la gamme aromatique, les sirops de fleurs et de fruits frais au kir et les bières blanches avec les citronsÂ
.
Côté cuisine, elle propose des nappages pour des cheese-cakes, des marinades sucrées salées avec des sirops de thym ou gingembre, ainsi que des vinaigrettes améliorées.

Une fois ouverts, les sirops peuvent se conserver environ trois mois au frigo. REGINE LEMARCHAND
À conserver au frigo
Avant ouverture, les sirops de la Maison Musa se conservent pendant deux ans.  On peut aller au-delà Â
, précise Laurène. C’est une date de préférence de consommation, pas une limite.
Une fois ouvert, elle recommande de les conserver au frigo et de les consommer dans les trois mois.  Il n’y a ni conservateur ni colorant, sinon du jus de citron qui permet la conservation et la stabilité du produit.Â
La bouteille de 25 cl est vendue entre 8,50 € et 10 €, selon les points de vente. La Maison Musa en compte une vingtaine dans le Maine-et-Loire. Une bouteille offre  entre douze et treize verresÂ
. Une excellence qui reste accessible.
Le minimum réglementaire de sucre
Un sirop doit contenir au moins de 55 % de sucre (sucres ajoutés et dans les fruits), c’est le minimum réglementaire pour avoir le droit d’employer la mention « sirop ». Les sirops de Laurène comptent 58 % de sucre. Les productions industrielles flirtent le plus souvent avec les 80 %.  Y compris dans le haut de gammeÂ
, assure la siropière segréenne.  Le sucre aide à la conservation et c’est un exhausteur de goût.Â
Pratique : Contact : 06 16 82 38 52 et contact@maisonmusa.fr Site : www.maisonmusa.fr / Facebook : Maison Musa / Instagram : Maison Musa 49.