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En 1879 à Angers, cette célèbre distillerie est déjà bien assise... |
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Carte commerciale « Cointreau fils », 1879. © Archives patrimoniales Angers, 50 J 492
Les Archives patrimoniales d’Angers conservent de nombreuses cartes commerciales des XIXe-XXe siècles. Parmi elles, celles de l’entreprise Cointreau.
Parmi les nombreuses cartes commerciales des XIXe-XXe siècles conservées aux Archives patrimoniales, figurent celles de la firme Cointreau.
La plus intéressante, marquée « Cointreau fils », date de 1879. En 1875, Édouard Cointreau, né en 1849, fils d’Édouard Jean et de Florence Guilleux, a pris la direction de la distillerie. La carte montre une entreprise déjà bien assise, qui a obtenu une médaille d’or à l’Exposition internationale de Paris en 1879 et des médailles de bronze aux Expositions universelles de Paris en 1867 et 1878. La carte énumère les différentes récompenses obtenues.
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L’apparition de la menthe anglaise et de la Manille
Les spécialités indiquées sont traditionnelles : guignolet d’Angers, crème de cassis d’Anjou, mais déjà on voit apparaître la menthe anglaise glaciale blanche et verte et surtout la Manille (« élixir Cointreau »), une toute nouvelle liqueur, « hygiénique et de dessert composée par Cointreau fils », d’après le dépôt de la marque effectué au registre des marques de fabrique et de commerce le 19 novembre 1879. Mais ce n’est pas sur la Manille que Cointreau va bâtir son empire.
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En 1879, le fameux triple-sec n’existe pas encore
En 1879, le fameux triple-sec, que l’on appellera tout simplement « le Cointreau », n’existe pas encore, la carte commerciale ne l’évoque pas. Il n’est déposé au registre des marques qu’en mai 1885.