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Décrue, inondations… À quoi faut-il s’attendre pour le début de semaine dans les régions touchées ?... |
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En Maine-et-Loire, alors que les Angevins ont les pieds dans l’eau ces derniers jours dans une partie de la ville, le pic de la crue a été atteint dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 février 2026, annonce la préfecture. © Jérôme Fouquet/Ouest-France
Le niveau de l’eau se stabilise ce dimanche 22 février du côté d’Angers (Maine-et-Loire), mais la décrue sera lente pour la semaine qui se présente, comme dans d’autres zones de l’Ouest, où les crues exceptionnelles de ce début 2026 continuent de se propager en aval.
Le début de la fin ? En Maine-et-Loire, le pic de la crue a été atteint dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 février 2026, a annoncé la préfecture. Qui prévient toutefois : « Une décrue est attendue dans les prochains jours, de l’ordre de 20 cm par 24 heures. »
Dans la région d’Angers, le niveau de l’eau baissera donc lentement, comme dans d’autres zones de l’Ouest, où les débordements exceptionnels de ce début d’année 2026 continuent de se propager en aval.
En prévision de ce lundi 23 février 2026, le département, comme la Loire-Atlantique et la Charente-Maritime, reste placé en vigilance rouge crues. Trois autres départements de l’Ouest – la Sarthe, la Vendée et la Charente – sont encore considérés en vigilance orange par Vigicrues, contre cinq plus tôt dans la journée. Quatres autres départements de l’Ouest sont au niveau jaune : l’Ille-et-Vilaine, le Morbihan, l’Indre-et-Loire et les Landes.
Pour dimanche 22 février 2026 :
— VigiMétéoFrance (@VigiMeteoFrance) February 22, 2026
?? 3 départements en Vigilance rouge
?? 3 départements en Vigilance orange
Pour lundi 23 février 2026 :
?? 3 départements en Vigilance rouge
?? 3 départements en Vigilance orange
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Les Angevins toujours les pieds dans l’eau
Alors qu’une partie du centre angevin est immergée, avec des rues fermées aux voitures et une circulation des tramways perturbée, le niveau de la Maine est monté à 6,39 mètres samedi soir et restait proche de ce niveau ce dimanche matin. Ici, au moins 5 000 personnes sont touchées par cette crue, la plus importante depuis 1995. En cœur de ville, des riverains sont contraints de se déplacer sur deux kilomètres de planches surélevées pour marcher les pieds au sec.
Au nord de l’agglomération, le village de Cheffes a été évacué avant le week-end alors que l’eau de la Sarthe est montée jusqu’à 6,76 m, avec de l’eau dépassant un mètre dans certains axes de la commune.
Plus à l’est, la gare de Saumur (5,17 m) n’est presque plus desservie en ce dernier jour de la semaine, avait un trafic ferroviaire quasiment interrompu.
En Charente-Maritime, une rentrée perturbée
À Saintes, classée en vigilance rouge, la Charente s’élevait toujours à 6,53 m dimanche et devait rester proche de ce niveau le lendemain, selon Vigicrues. En 1982, l’eau était montée à 6,84 mètres dans la cité de Charente-Maritime.
« Le pic n’est pas atteint, on a l’impression que ça stagne », s’est inquiété auprès de l’AFP Alexandre Grenot, maire des Gonds, une commune voisine de 1 700 habitants « prise en étau » entre le fleuve et la rivière Seugne. L’élu estime « 120 maisons sinistrées », dont la moitié des occupants touchés ont quitté leur domicile.
Alors que l’heure de la rentrée a sonné dans ce département, après deux semaines de vacances pour la Zone A, la reprise des cours est perturbée par la crue dans trois écoles de Saintes. Elles resteront fermées, et les huit classes concernées et leurs professeurs seront accueillis dans d’autres établissements, quelques jours, le temps que la situation soit régularisée.
Autre conséquence de la montée des eaux en Charente-Maritime pour les enfants et adolescents, les lignes de transports scolaires sont perturbées. C’est également le cas en Gironde, où la décrue se poursuit lentement. L’académie de Bordeaux assure néanmoins que tous les élèves du secteur seront accueillis ce lundi.