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Coronavirus. Maine-et-Loire : au conseil départemental, deux visions de la gestion de crise... |
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La session du conseil départemental, exceptionnelle, a eu lieu en petit comité ce lundi 27 avril. © Ouest-France
Ce lundi 27 avril, le conseil départemental a approuvé la participation au fonds Résilience, pour soutenir les petites entreprises. La minorité a soutenu, en vain, la création d’un autre fonds réservé aux urgences sociales.
Quelles sont les priorités du Département durant cette crise ? Et comment être le plus efficace ?
C’est tout le débat qui a animé un conseil départemental réuni en petit comité (un tiers des élus présents), ce lundi 27 avril, à Angers. Il s’agissait surtout d’approuver la contribution financière de la collectivité au fonds régional Résilience, qui doit permettre d’aider les petites entreprises et auquel elle participe à hauteur de 1,63 million d’euros. Une décision votée à l’unanimité.
« Pas besoin de complexifier »
Mais la délibération a ouvert la voie à un débat plus large sur les urgences du Département, dont le budget est aux deux tiers réservé aux dépenses de solidarité (RSA, handicap, autonomie). D’où la demande répétée d’un fonds social départemental, par le groupe minoritaire Anjou en action. Une enveloppe ouverte à d’autres contributeurs et qui permettrait de faire face, entre autres, « à l’urgence alimentaire et au décrochage scolaire », estime Grégory Blanc. La minorité a également émis le souhait que ce conseil départemental affiche un soutien clair, sous forme de prime, aux « professionnels de l’aide à domicile placés sous notre tutelle […] Si on veut revaloriser ces métiers qui peinent à recruter, notre collectivité doit adresser un signal clair. »
Pour Christian Gillet, « c’est non ». La prime coûterait « au moins six millions d’euros ». Quant au fonds social, « il n’est pas nécessaire. Nous assumerons toutes nos responsabilités, nous ferons face avec tous les moyens dont nous disposons. Pas besoin de complexifier les choses en créant un fonds. Les contacts existent déjà avec tous nos interlocuteurs. »
Un débat qui dessine deux visions différentes du futur budget de crise que la collectivité devra ficeler en juin prochain, avec son lot de dépenses exceptionnelles et de priorités nouvelles. Dans les deux cas, pèseront sur les finances d’une collectivité qui n’avait cessé de se désendetter depuis 2015.