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Challain-la-Potherie. Le maire refuse d’aborder le sujet lors du conseil... |
On s’acheminait vers la fin d’une séance classique de conseil, le mercredi 30 août et longtemps les questions diverses ont bien failli passer à la trappe. Anaël Robert n’a pas laissé le temps à Nicolas Delaunay, adjoint, de parler de la Journée du patrimoine. On en parlera après
propose le maire. Dominique Faure, conseiller, enchaîne : On ne peut pas ne pas parler de l’affaire Mélanie Sarpedon. On n’a aucune information. Les gens de Challain veulent que tout soit dit en séance publique du conseil
lance-t-il. Tu liras tout ça dans le journal
, lui répond le maire. Encore faudrait-il que le journal dispose de la version du maire, qui ne répond pas à nos sollicitations.
Six questions diverses avaient été préparées. Dominique Faure réussit à les lire à voix haute, malgré l’opposition du maire qui souhaitait clore la séance par anticipation. On n’a pas le droit de parler du personnel municipal en séance publique de conseil
, tente-t-il d’argumenter. Quel texte de loi le dit ?
, rétorque Dominique Faure.
Est-ce que l’on peut clore la séance ?
, propose de nouveau le maire. Non »,
répondent majoritairement les élus. Pas tant qu’on n’a pas de réponses aux questions
.
Une absence de dialogue déplorée
Nicolas Delaunay, adjoint, insiste sur la proportionnalité de la sanction infligée
. Sanction qu’il estime trop forte
, tout comme Audrey Taillandier aussi adjointe, et tout comme d’autres élus. Fermé à toute discussion sur le sujet, Anaël Robert enregistre une clôture forcée de séance à 21 h 32. Juste après un dernier rush
de Dominique Faure : Tu ne peux pas exclure les conseillers de cette manière
. La secrétaire Claire Marquet pouvait fermer le registre.
Les questions ont porté sur la présence à la présidence de la commission de discipline de la mère de la secrétaire de mairie de la commune Élisabeth Marquet, et sur l’impartialité du jugement
. Il est reproché au maire d’avoir traité le sujet seul avec la secrétaire, sans que soient examinées de manière collective les solutions possibles
.
La question de la plainte déposée en gendarmerie est soulevée. A-t-elle été retirée ?
. On reproche au maire de ne pas avoir écouté les parents d’élèves
qui soutiennent Mélanie Sarpedon. Il est fait remarquer que jamais le conseil de discipline n’a pris une telle décision pour une première faute, et sans seconde chance
. Et de manière globale : Quel avenir attendre dans un conseil sans dialogue ?
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