|
Challain-la-Potherie. La démission ou le conseil de discipline... |
La séance de conseil du 28 juin dernier s’est achevée par l’intervention de Dominique Faure, conseiller municipal. Je suis obligé de revenir sur le dossier de Mélanie Sarpedon
a-t-il insisté. Mélanie Sarpedon partage son temps de travail entre la commune et le Syndicat Intercommunal du Candéen. À la commune, elle est stagiaire en CDI, employée à la cantine notamment. Elle s’est vu remettre en mains propres le 9 juin dernier, par le maire accompagné de la secrétaire de mairie, un arrêté de suspension de contrat de travail : Considérant que des faits graves, compromettant gravement les relations de confiance qui doivent exister entre la commune et l’agent sont reprochés à Madame Sarpedon, qu’il apparaît nécessaire, dans l’intérêt du service, d’écarter temporairement l’intéressée du service…
Mélanie Sarpedon jointe au téléphone le 10 juillet évoque les reproches qui lui sont opposés. Elle a fait parvenir à chaque élu un courrier explicatif.
Mon poste à la cantine s’exerçait sans pause déjeuner. J’avais pourtant droit à un repas
. Depuis janvier, le mode de gestion des repas de cantine a changé. Le repas que je ne prenais pas, je le donnais à ma fille inscrite à la cantine. La commune ne percevant plus de paiement de notre part a estimé que j’avais escroqué la mairie. Alors qu’à deux reprises j’ai tenté de discuter du sujet avec le maire via la secrétaire. Il a botté en touche
.
Soit tu démissionnes, soit tu passes devant le conseil de discipline
, les deux choix qui accompagnaient l’arrêté de suspension
Si Mélanie Sarpedon ne nie pas les faits, elle conteste la méthode. Depuis janvier, il a été calculé que je devais 42 repas à 3,95 €. Je n’ai jamais souhaité escroquer la mairie. Et nous sommes tout à fait prêts à payer la somme et régulariser la situation
. Proposition qu’elle a renouvelée devant le conseil de discipline, choix qu’elle a fait.
Mélanie Sarpedon a argumenté que la suspension lui a été remise sans entretien préalable
. Elle veut aussi préciser que c’est le maire qui est venu la chercher il y a 2 ans à la suite d’une démission. Nous sommes rentrés plus vite de vacances de La Réunion (son mari est Réunionnais)
.
Elle veut remettre au maire une pétition
Elle ajoute qu’elle a signé son contrat de CDI lors d’une pause-café, qu’aucune fiche de définition de poste ne lui a été remise et qu’elle n’a passé aucune visite médicale depuis 2 ans, qu’aucun entretien annuel n’a été fait, et qu’elle n’a eu droit à aucune formation
. Mélanie Sarpedon attend un courrier du maire. Sera-t-elle réintégrée si elle paie ce qu’elle doit, sera-t-elle licenciée ?
Elle entend ne pas se laisser faire et avec l’appui des parents d’élèves elle veut remettre au maire une pétition. Je fais mon boulot, je n’ai pas envie de perdre cet emploi
.
Une première plainte pour abus de confiance a été déposée par le maire, puis une seconde pour agression sur sa personne. Yohann le mari de Mélanie Sarpedon a souhaité rencontrer le maire pour avoir des explications et négocier
. Le gendarme nous a dit que le maire avait été impressionné. Mon mari est agent de sécurité. Mais il ne l’a pas agressé physiquement
assure-t-elle.
Le maire contacté n’a pas donné suite. Dominique Faure regrette la méthode utilisée, méthode à charge, sans le respect de la présomption d’innocence. Aller jusqu’à porter plainte en gendarmerie, c’est totalement disproportionné par rapport à ce qui s’est produit.