|
Ce tiers-lieu de Maine-et-Loire décroche un label national... |
1
L’un des bâtiments de l’écocentre de l’association Tiers-lieu de l’Orangerie de Danne qui vient d’obtenir le label « Fabriques de Territoire. » © DR / Association tiers-lieu de l’Orangerie de Danne
Mercredi 27 décembre, la préfecture du Maine-et-Loire a annoncé que l’association Tiers-lieu de l’Orangerie de Danne, située à Saint-Martin-du-Bois (commune déléguée de Segré-en-Anjou Bleu), s’était vue décerner le label « Fabriques de territoire. » À la clef, un soutien financier de 50 000 € de l’État.
La nouvelle a été dévoilée ce mercredi 27 décembre. L’association Tiers-lieu de l’Orangerie de Danne, domiciliée à Saint-Martin-du-Bois, s’est vue décerner le label « Fabriques de territoire ».
Mis en place par l’État, ce dispositif vise à encourager la création de tiers-lieux dans des zones dites défavorisées sur le plan socio-économique. Des tiers-lieux « fournissant des services de proximité à leurs habitants et contribuant au développement économique des régions ». Pour la première fois, cette association avait répondu à l’appel à manifestation d’intérêt et a donc été retenue. L’État lui apportera une aide de 50 000 €.
Transition numérique et écologique
« La subvention va principalement permettre l’équipement du makerspace (atelier de fabrication), un espace dédié à la réalisation de projets personnels et professionnels », explique le président Alexandre Bodin. En l’occurrence, essentiellement de l’équipement en lien avec la transition numérique. « On a fait beaucoup de choses seuls jusqu’ici mais pour développer l’atelier, on a besoin de ressources financières pour l’achat de matériels informatiques, électroniques, de commandes numériques, etc. »
Un nouvel espace coworking, « mieux aménagé », verra aussi le jour, avec accès « à tous les espaces expérimentaux (ateliers, jardins, espaces agricoles, bâtiments) pour le prototypage sur place d’une grande variété de projets ».
Formation et reconversion professionnelle
Avec un accent mis sur la transition écologique. « On a déjà fait plusieurs formations sur place mais on a l’ambition de la développer avec des partenariats pour proposer des vrais cycles professionnalisant. L’objectif est de reprendre la formation à l’été 2024 et de monter en cadence en 2025, en proposant des formations aussi bien sur l’écoconstruction, la permaculture, l’habitat permacole et donc aussi le sur le volet transition numérique. »
Né dans les têtes en 2019, ce projet de tiers-lieu a été porté par une « dizaine d’acteurs fondateurs ». Il dispose de 4 000 m² de bâtiments dans un parc de 35 hectares situé au cœur d’un domaine privé de 320 hectares. Il offre des jardins dédiés à la permaculture, des sentiers boisés de 25 kilomètres le reliant à trois villages : Saint-Martin-du-Bois, Aviré et Louvaines.