|
Ça roule toujours pour la boule de fort dans le Maine-et-Loire... |
1
Le Candéen Philippe Guémard est le nouveau président de la fédération française de boule de fort. © Ouest-France
Dans le Maine-et-Loire, si la crise sanitaire a un temps contraint les joueurs à ranger leurs boules dans le Maine-et-Loire, peu de sociétés ont dû baisser pavillon. L’activité a repris et les dirigeants de la Fédération française – dont le nouveau président, le Candéen Philippe Guémard – entendent lui donner un souffle nouveau en s’ouvrant aux jeunes notamment.
Élu président de la Fédération française de boule de fort le samedi 12 mars, le Candéen Philippe Guémard dresse un état des lieux plutôt encourageant dans le Maine-et-Loire.
Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur la boule de fort ?
Ça a été compliqué car les sociétés ont été fermées pendant longtemps. Dans le Maine-et-Loire, nous avons néanmoins pu les rouvrir plus tôt qu’ailleurs, car elles ont été considérées au même titre que les bars. Nous avons certes perdu quatre sociétés depuis 2019, auxquelles s’ajoutent deux autres non affilées à la fédération, mais ça reste minime.
Lire aussi : « En milieu rural, sans les assos, il ne se passerait rien » : dans les Mauges, Fêton’Jus fédère.
Quid en termes d’effectif ? En 2016, on parlait de 30 000 joueurs…
C’est compliqué à dire précisément. Auparavant, un joueur de boule pouvait avoir une carte dans différentes sociétés. Donc en comptant ces cartes, on obtenait un chiffre surévalué. Depuis deux ou trois ans, nous avons mis en place un système où chaque joueur de boule a une seule carte fédérale. Avec la pandémie, ça a pris du temps mais on va maintenant s’atteler à faire le point. Je pense que nous sommes aux alentours de 25 000 joueurs.
Et en termes de renouvellement ?
L’une des priorités du nouveau bureau est de faire venir les jeunes. Aujourd’hui, ça commence dans quelques sociétés mais on a un peu de mal. On va mettre en place un programme pour les faire venir. On veut travailler avec les mairies, les écoles, les centres de loisirs. Les femmes sont aussi plus nombreuses avec de plus en plus de concours une femme – un homme. Comme il existe aussi des concours un joueur – un débutant.
Avez-vous des craintes pour l’avenir de certaines sociétés ?
Ce qui peut être embêtant, c’est le bâti, sa rénovation, les dépenses d’énergie, les mises aux normes… Ce sont des dépenses importantes. On prévoit un partenariat avec le conseil départemental, on doit aussi rencontrer l’Ademe (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). La boule de fort est un lieu de rencontre, de convivialité, c’est un lien social important, que ce soit dans les petites communes comme dans les villes.