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Bressuire. Jean-Michel Bernier : entretien vérité avec le Courrier de l'Ouest... |
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Jean-Michel Bernier, une rentrée particulière pour le maire de Bressuire. © Dominique Cadu
Après avoir annoncé qu'il ne briguerait pas en mars prochain un nouveau mandat de maire de Bressuire, Jean-Michel Bernier (sans étiquette) réfléchit à l'idée d'être simple conseiller municipal. Il pourrait alors rester aux commandes de l'Agglo 2B. Qu'en est-il ? L'intéressé a reçu le Courrier de l'Ouest.
Quel est votre état d'esprit pour cette rentrée un peu spéciale ?
« Ce seront en octobre mes dernières réunions publiques et en janvier, mes derniers vœux comme maire de Bressuire. Est-ce que je reste dans la tradition ou est-ce que je tire un bilan de mes 25 ans de mandat ? Je vais réfléchir en sachant que si ma décision est prise (je ne serai plus maire en mars 2020), j'ai une autre décision à prendre ».
Vous parlez de l'Agglo 2B.
« Ce qui me tracasse, c'est cette décision sur une éventuelle candidature à la présidence de l'Agglo 2B. Je pèse le pour et le contre. Je ne me prononcerai qu'en octobre. Si j'ai une forte majorité des sortants, je pourrais poser ma candidature pour terminer des dossiers très lourds. J'en ai trois en tête : le mode de fonctionnement de la cité de la jeunesse et des métiers, le centre de tri de Loublande et la rénovation du centre départemental de tennis. Les enjeux sont importants. Il y aura aussi le pacte financier et des erreurs ou omissions à régler sur le transfert des charges au sein de l'Agglo 2B ».
Pierre-Yves Marolleau, votre premier vice-président à l'Agglo 2B, va se représenter comme maire de Mauléon. Est-ce important pour vous ?
« Sa décision me rassure, à la fois pour la commune de Mauléon et pour l'Agglo 2B. C'est en tout cas un successeur potentiel à l'Agglo 2B. Le véritable moteur d'une candidature, c'est le travail de l'élu au service des concitoyens. Et comme élu, je fais largement plus de 35 heures par semaine. Il y a cette envie de mener les dossiers structurels et quelque part le souci de la représentativité de Bressuire. Il y aura un nouveau maire à Bressuire. Il me semble difficile qu'il soit à la fois maire de Bressuire et président de l'Agglo 2B. Les deux charges sont compatibles à condition d'avoir de l'expérience ».
Quels conseils donneriez-vous à Emmanuelle Ménard qui pourrait vous succéder comme maire ?
« C'est d'abord à elle de poser sa candidature officielle. J'ai toujours eu le souci et considéré que la liste majoritaire et les oppositions représentent une partie de la population. Avec l'opposition, c'est de l'écoute. Je fais juste une observation. L'opposition s'est toujours abstenue sur le dossier des villages du golf et du golf. Quand on y fera du logement social, quelle sera sa position ? Mais il n'y a jamais eu de conflit. La future équipe municipale devrait être dans la continuité, sans clivage, avec de l'écoute. »
N'est-ce pas gênant de voir déjà quelques dissensions, exemple de Christophe Béalu qui a annoncé qu'il ne figurerait pas sur l'éventuelle liste issue de la majorité conduite par Emmanuelle Ménard ?
« De la constitution de la liste d'Emmanuelle Ménard, je ne veux pas m'en mêler ni être dans l'approche. Je peux juste dire que Christophe a parfaitement rempli son rôle d'adjoint, qu'il a été très présent. Mais c'est une autre vie qui commence ».
Etre maire, est-ce un rôle ingrat ?
« C'est un poste qui permet une capacité d'action et une proximité par rapport à la population ».
Une 2e liste aux élections municipales, est-ce souhaitable ?
« En bon démocrate, il me paraît sain d'avoir une 2e liste qui soit force de propositions ».
Est-ce une fierté pour vous d'avoir absorbé vos anciens concurrents qui ont été ensuite sur votre liste ?
« Absorber, ce n'est pas le bon terme. J'ai cette réflexion d'une personne qui m'a dit : « je te découvre sous un jour qu'on ne m'avait pas présenté ». Dans un conseil municipal, il faut un chef qui dirige mais qui n'est pas seul ».
Aurait-on pu imaginer une ville de Bressuire encore plus grande ?
« S'agrandir, j'y pense. Ce sera le rôle de mes successeurs. Dans les Mauges voire en Vendée, des communautés de communes se sont transformées en communes nouvelles. Cela a deux avantages : resserrer des liens entre communes de proximité ; alléger les compétences des Agglos qui se sont créées ».
Lire également l'entretien complet avec Jean-Michel Bernier dans le Courrier de l'Ouest du mercredi 28 août.