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Basket-ball : La Jeune France Cholet, retour vers le futur... |
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L'équipe seniors de la JF Cholet, entourée ici du président Gérard Brizard (à gauche) et du coach Laurent Moreau : (debout) Yann Guineberteau, Anthony Moreau, Thibaut Serisier, Maxime Gaboriau, Jean-Philippe Chaillou, (accroupis) Johan Germon, Nicolas Gourdon, Jonathan Charrier et Jocelyn Rousseau. Absent sur la photo : Rony Judith.
Un dimanche à ... la Jeune France Cholet. L'historique club choletais paraît bien décidé à retrouver (un peu) de son lustre d'antan.
Il faudrait des pages et des pages pour relater l'histoire de la JF. Un livre, d'ailleurs, a été édité. Cependant, au milieu de toutes les données, des étapes fondamentales se dégagent. Chronologiquement, on retiendra tout d'abord sa naissance précoce, en 1927, vingt-et-un ans après la naissance du patronage omnisports. On soulignera ensuite son plus haut-niveau, dans les années 70 : la N2, Pro B de l'époque, avec ses Terrell et autres Gallagher, pionniers des basketteurs US dans les Mauges. On pourrait aussi détailler l'année 1975, lorsque des dissidents guidés par Michel Léger claquèrent la porte pour donner naissance à Cholet-basket. Puis, on conclurait probablement sur sa descente progressive vers les niveaux régionaux. En somme, son histoire est riche. Elle l'est tellement que nous nous attarderons uniquement sur le présent, en dehors du portrait incontournable de Bernard Rivereau (ci-dessous). Aujourd'hui, donc, qu'est devenue la JF ?
Le tournoi cadets n'est plus un poids
Globalement, elle n'a pas perdu son esprit. Son célèbre tournoi international cadets constitue sa plus belle vitrine. Elle axe toujours sa politique sur la formation et l'amateurisme. Et son objectif, plus particulièrement pour son équipe fanion seniors garçons, demeure la « fédérale ». Car « à Cholet, il y a la place pour une équipe amateur au niveau national », assure le coach Laurent Moreau. Mais malgré ce discours récurrent depuis avril 95 et sa descente de la défunte N4, la JF végète entre R1 et R2. Alors, quoi de neuf, doc ? Un point essentiel : « L'organisation du tournoi international est presque indépendante », indique Laurent Moreau. « Délesté » du poids d'un tel investissement, « le club s'est restructuré pour aider l'équipe à franchir les marches. Depuis trois ans, le sponsoring progresse (sous l'impulsion de Gérard Brizard). Des joueurs formés ici reviennent. Tôt ou tard, retrouver le niveau national finira par arriver. » La voie en prend effectivement le chemin. Les retours de Johan Germon (ex-Saint-Léonard Angers, Carquefou, Sainte-Luce, Basse-Indre, en N2 et N3) et Maxime Gaboriau (Saint-Macaire en N3), ont placé la Jeune France sur la route de la R1. Et sa compétitivité le 5 janvier dernier en Trophée coupe de France face à Fougères, une N2 (- 3 au buzzer), a probablement renforcé les convictions. À suivre.
J.D.