|
Angers. Législatives : la succession de Matthieu Orphelin est ouverte dans la 1re circonscription... |
1
Dépouillement du second tour de l’élection présidentielle à Angers dimanche 24 avril. Dans six semaines, place aux législatives. © Ouest-France
Après le second tour de la présidentielle, place aux élections législatives des 12 et 19 juin. Avec des ambitions douchées ou affermies selon les candidats, déclarés ou pressentis, qui brigueront le poste du député écologiste qui ne se représente pas sur Angers Nord.
C’est, pour le moment, la seule des sept circonscriptions du Maine-et-Loire qui ne verra pas le député sortant repartir. Matthieu Orphelin l’a annoncé en février : il ne briguera pas de second mandat. L’écologiste laisse donc vacant le siège de la première circonscription, qui englobe une large part de la ville d’Angers (Maine-et-Loire) et les communes au nord, jusqu’aux Hauts-d’Anjou.
Cela ne signifie pas qu’il ne s’y intéressera pas. « Je prendrai position le moment venu », assure-t-il. Avant de dresser le portrait-robot d’un successeur qu’il espère à gauche : « Quelqu’un qui est proche de nos valeurs, gros bosseur et qui ne s’intéresse pas à la circonscription uniquement pour les élections. »
Candidature unique à gauche ?
A gauche, précisément, la pente s’annonce forte. Au premier tour de l’élection présidentielle, les différents candidats s’en réclamant totalisent à peine 35 % des voix. Premier d’entre eux, Jean-Luc Mélenchon (LFI) avait recueilli 21,91 %. De quoi placer en pôle position le ou la candidate de son parti ? Dans cette perspective, la conseillère municipale angevine Claire Schweitzer, désignée cheffe de file par son parti sur cette circonscription, a une longueur d’avance dans la course à l’investiture.
Mais tout dépendra des discussions menées actuellement par les états-majors nationaux des partis de gauche sur d’éventuels accords. Pour réunir ses forces et espérer ainsi décrocher un second tour. Un autre élu angevin pourrait alors tirer son épingle du jeu. Arash Saeidi (Génération. s) s’est, lui, clairement positionné comme candidat.
Le maire de Verrières pour la majorité présidentielle
Élu en 2017 avec l’étiquette de La République en marche (40,73 % au premier tour, 64,37 % au second face à Caroline Fel, alors LR), Matthieu Orphelin avait progressivement évolué vers l’opposition. Après la réélection d’Emmanuel Macron, et malgré les bémols, la tendance pour la circonscription est à un retour au bercail de la majorité présidentielle. Ou d’un de ses alliés.
Depuis des mois, le maire d’Angers Christophe Béchu (Horizons) a sanctuarisé cette circonscription pour un candidat de son parti, présidé par Edouard Philippe. Sauf improbable revirement de dernière minute, ce sera François Gernigon, le maire de Verrières-en-Anjou, qui reconnaît être « candidat à la candidature ».
« Primaire » à droite
Le parti, qui se définit comme la « jambe droite » de la Macronie et revendique son indépendance dans la galaxie de la majorité, risque d’aspirer l’espace politique déjà très restreint des Républicains (LR). Le candidat investi est Roch Brancour. Ironiquement, il s’agit d’un adjoint de Christophe Béchu, qui ne le soutiendra donc pas. « La réélection d’Emmanuel Macron renforce ma réflexion : on a besoin d’élus implantés localement », veut convaincre le candidat.
A l’extrême droite, le conseil régional Gabriel de Chabot portera la candidature du Rassemblement national. Au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen avait obtenu 15,81 % des voix. Mais il y a cinq ans, la candidate du Front national avait plafonné à 5,02 %.