|
Angers. Dry january : ils ont relevé le défi… avec plus ou moins de succès... |
1
Dry january trouve ses origines en Grande-Bretagne, en 2013, à l’initiative d’une association qui lutte contre l’alcoolisme. © Archives Ouest-France
Traduisible par « Janvier sobre », le Dry january consiste à ne pas boire une goutte d’alcool durant le premier mois de l’année. Via notre page Facebook Ouest-France Angers, nous avons sollicité les Angevins relevant le défi, d’abord au début puis à la fin du mois. Certains ont tenu bon et expliquent leurs motivations. D’autres reconnaissent, avec humour, avoir baissé les bras.
« Depuis le 1er janvier je n’ai pas bu une goutte d’alcool et ça jusqu’à la fin du mois », a écrit Clément, sur notre page Ouest-France Angers, à la suite d’un appel à témoignages lancé le 7 janvier.
« Ce qui me motive ? C’est que je participe fin janvier au marathon de Dubaï. J’avoue que sinon je ne l’aurai probablement pas fait », poursuit Clément. De son côté, Thibault a choisi de stopper sa consommation d’alcool pendant une période prolongée « jusqu’à début avril. J’ai pour objectif de réaliser mon premier marathon à Paris en date du 5 avril. L’arrêt de l’alcool me permettant de m’entraîner plus facilement, et espérant me faire perdre le poids pris durant les fêtes de fin d’année dernière. » Cette décision qui « surprend mes amis notamment à l’heure de l’apéritif. »
« Nous n’avons malheureusement pas réussi »
Étudiant en 5e année à l’université, Étienne a bien tenté de relever le défi. « Avec deux amis nous avons décidé de faire le mois sans alcool. Nous aimons beaucoup faire la fête. Nous avons décidé de prendre cette résolution pour voir les conséquences corporo-psychiques de l’arrêt de la consommation sur un mois, les bénéfices sur la santé, mais aussi les inconvénients notamment au niveau des relations sociales ».
La tentative a tourné court, comme l’explique l’étudiant. Avec philosophie. « Nous n’avons malheureusement pas réussi à le mener à terme, il y a beaucoup d’occasions pour déguster du vin, des produits du terroir, c’est une pratique socialement acquise qui semble difficile à éviter dans notre belle culture. » Cependant tout n’est pas perdu, le Dry january leur a appris « à ne pas boire n’importe quoi, nous avons fait le choix de payer plus cher pour de la meilleure qualité : vin de qualité, voir bio, des bières plus recherchées, achetées chez un caviste par exemple. Nous avons banni les mélanges d’alcool fort. » Pour rappel, le Dry january trouve son origine en Angleterre, à l’initiative d’une association luttant contre l’alcoolisme.