Accueil Info Info en continu Angers. Diplômé Bac +5 et embauché, Samir est clandestin !

Angers. Diplômé Bac +5 et embauché, Samir est clandestin !

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Titulaire d’un bac +5, embauché en CDI mais contraint de démissionner, Samir Hamdi-Cherif n’est plus désirable sur le territoire national. En dépit de l’assouplissement de la « circulaire Guéant », ce jeune Algérien de 29 ans a peu d’espoir de pouvoir sortir de la clandestinité.

La circulaire sur les jeunes diplômés étrangers n’a pas fini de briser des rêves. Samir Hamdi-Cherif a touché le sien du bout des doigts. À la suite d’un Master 2 Management obtenu à la faculté Saint-Serge d’Angers, il est embauché comme contrôleur de gestion en région parisienne. Mais pour exercer son métier, il lui faut passer du statut d’étudiant étranger extracommunautaire à celui de salarié. Après quatre mois d’examen, sa demande de titre de séjour lui a été refusée. Bien qu’il justifie d’un bac +5, d’un emploi en CDI et de revenus dépassant largement le seuil d’1,5 fois le Smic, le jeune algérien a reçu l’ordre de quitter le territoire.

« Mon cas a été traité avant l’assouplissement de la circulaire Guéant », explique Samir. Il ignore pour l’instant si son cas peut être réexaminé.

Demande refusée

Son dossier a été retoqué au motif que sa profession n’est pas reconnue comme un métier en tension, c’est-à-dire une profession pour laquelle il manque de mains d’œuvre qualifiée. Par ailleurs, la direction régionale du travail et de l’emploi du Val-de-Marne, prétend que l’entreprise l’ayant embauché n’a pas diffusé son offre d’emploi via Pôle emploi.

Qu’en est-il ? « L’intitulé de ma profession pourrait être requalifié en contrôleur financier puisque les tâches afférentes y sont quasiment les mêmes », explique Samir. Un métier considéré « en tension ». « Au moment où mon contrat de travail a été rédigé, j’ignorais tout des difficultés auxquelles je suis confronté depuis lors. » Quant à l’annonce déposée par son employeur, Samir en détient une copie.

« Ce refus est une décision arbitraire, explique Samir. Je connais une ancienne camarade de classe, de nationalité dominicaine, qui a reçu un avis favorable au bout de 5 semaines. Nous avons déposé nos demandes au même moment. Moi, il a fallu que j’attende 4 mois. »

Tout bascule

Son entreprise n’a pas voulu s’exposer aux risques encourus par tout employeur qui engage ou conserve des personnels extracommunautaires sans titre de séjour. Elle lui a signifié immédiatement son licenciement. « Mais comme personne ne connaissait les dossiers sur lesquels je travaillais, je laisse la société dans une situation délicate », ajoute Samir. « Trente à quarante millions d’euros de flux financiers n’ont à ce jour pas pu être traités en raison de mon absence. »

« Ils ont déjà recruté une personne en contrat à durée déterminée pour palier mon absence. Si ma situation ne se régularise pas, ils lui proposeront mon poste en CDI », assure-t-il.

« Je ne dors plus », confie-t-il. Il a quitté son foyer de jeune travailleur et cache sa situation à sa famille. « Si je me fais contrôler aujourd’hui, je pars avec le premier charter.

« Tout a basculé de manière rapidement », analyse l’ancien étudiant de la faculté d’Angers. « J’ai été promu, je payais mes impôts, et là tout s’écroule. »

Un recours à 2 750 €

Ces dernières semaines, Samir a consulté sept avocats. Il a déboursé quelque 2 000 € pour se faire une idée précise de ses maigres chances d’obtenir un titre de séjour et un permis de travail. Il envisage d’engloutir ses dernières économies dans un recours auprès du tribunal administratif de Melun. « Il m’en coûtera 1 500 € hors taxe, soit près de 1 700 €. C’est presque mon salaire net. » Il devra également débourser 1250€ pour un référé suspension, une procédure d'urgence qui suspend les décisons administratives le concernant. Pour rester en France, il est prêt à tout. Et espère que les médias relaieront son combat, à la manière d’Adlène dont la situation s’est améliorée après un papier dans les colonnes de Ouest-France.

Antonin GALLEAU.

 
Ouest-France  

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avatar Joel Morisse
ENCORE ET ENCORE
Joel Morisse
le meme probleme qu' adlene.....

guéhant , revois ta copie ... et donne des directives a tout tes " gratte papier "
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