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À Saint-Barthélémy-d’Anjou, les futurs métalliers et menuisiers immergés dans le street art... |
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Le parcours découverte à Angers des lycéens de seconde CAP menuiserie et métallerie, s’est terminé placette Saint-Aubin, devant la fresque Apocalypsis de l’Espagnol Okuda. Ils étaient accompagnés de leurs professeures Sandrine Cochard (à gauche) et Sophie Fauveau (à droite). © Ouest-France
Pendant toute une semaine, à la rentrée 2025-2026, l’Établissement régional d’enseignement adapté des Terres Rouges, de Saint-Barthélémy-d’Anjou (Maine-et-Loire), a mis en place un programme dense pour accueillir ses nouveaux élèves, collégiens et lycéens. En privilégiant le socio-éducatif.
Vendredi 5 septembre 2025, seize élèves de seconde CAP menuiserie et métallerie de l’Établissement régional d’enseignement adapté (EREA) de Saint-Barthélémy-d’Anjou (Maine-et-Loire) ont arpenté les rues du centre-ville d’Angers à la découverte du street art. Le groupe était guidé par Kilian Guillon, conférencier au Repaire Urbain, et accompagné de leurs professeures d’arts plastiques Sandrine Cochard et de lettres et anglais Sophie Fauveau.
À la rencontre de Jeanne Moreau et de François Truffaut
D’abord, les lycéens ont dû repérer la petite mosaïque du collectif d’artistes IPDO, collée sur un mur à l’angle de la rue Jeanne-Moreau. Avant d’écouter les explications sur la grande fresque toute proche, en face du cinéma Les 400 coups, représentant l’actrice avec le metteur en scène François Truffaut.
Les élèves ont ensuite enchaîné les œuvres, passant, entre autres, de Forêt sensible, fresque naturaliste, rue Saint-Laud, à Distorsion, haut-relief réalisé en plastique recyclé, square Chevillard. Ils ont fini leur parcours par la fameuse fresque surréaliste hypercolorée Apocalypsis, placette Saint-Aubin. De quoi saturer un peu en fin de matinée…
« Se projeter sur leur formation »
Mais pour Sandrine Cochard, l’objectif était double.  En seconde, avec les futurs menuisiers et métalliers, on pose les bases : couleur, forme, volume, perspective, vision de l’espace. La visite avait pour but de leur faire découvrir la couleur et la richesse de l’art urbain. C’était aussi l’occasion de les faire se repérer dans la ville.Â
Cette sortie clôturait leur semaine de rentrée à l’EREA, une semaine très particulière où, si les élèves de seconde ne suivent aucun cours traditionnel, ils sont loin d’être en vacances prolongées.  Notre priorité est de les amener à se projeter sur leur formation, explique Nicolas Quinqueneau, le proviseur. Ils ont eu des échanges avec les élèves de terminale, fait des visites culturelles et d’entreprises, suivi des ateliers sur les compétences psychosociales pour apprendre à se trouver des points communs, communiquer, coopérer.Â