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À 82 ans, elle écrit le récit des années de la Libération de cette commune d’Anjou... |
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Annick Le Gal évoque la sortie de son livre à l’occasion de la Journéeinternationale des droits des femmes. © CO
À 82 ans, Annick Le Gal a décidé d’écrire le récit des années de la Libération à Faye-d’Anjou (Maine-et-Loire), correspondant à sa naissance en août 1944.
À 82 ans, Annick Le Gal a décidé d’écrire le récit des années de la Libération à Faye-d’Anjou, correspondant à sa naissance en août 1944.
Comment vous est venue l’idée de ce livre ?
Annick Le Gal : « Je suis née en août 1944 à Faye-d’Anjou. Pendant la guerre, mes parents habitaient chez ma grand-mère maternelle, qui était factrice. La famille de ma mère est d’ici, et j’ai entendu après plein d’anecdotes sur le sujet. Je suis une ancienne cheftaine des scouts de France. J’ai été manipulatrice radio à la clinique Saint-Louis à Angers, d’abord en apprenant sur le tas, puis j’ai passé le diplôme. Le scoutisme et mon métier m’ont ouvert sur les gens, cela m’a donné l’idée de ce livre. »
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Pourquoi vous intéressez-vous à l’histoire ?
« Je suis allée à l’école ici bien sûr, mais ma culture, je l’ai faite après, grâce à mes parents et l’Éducation nationale. J’ai bien voyagé, et j’ai appris beaucoup de choses, sur le patrimoine, l’histoire, en France et dans le monde. Je suis curieuse de nature, j’aime les documentaires de voyage. Je vais raconter les anecdotes de cette période de la Libération, sur la vie dans la commune à cette époque. Pas seulement moi, mais les commerces, les gens, les dénonciations de juifs. »
Vous étiez trop jeune. D’où vous vient cet intérêt ?
« Malgré la date de ma naissance, j’ai eu une vie facile. Ce sont des souvenirs et des mémoires que l’on m’a racontés. Par exemple, dans ma famille, nous ne sommes jamais morts de faim. Avec la boucherie Ergond, il y avait toujours de la viande pour les habitants, c’était un privilège pour Faye. Plus tard, je me souviens aussi des commémorations. Il y a eu des militaires qui ont vécu ici après, surtout autour du carrefour en haut de rue vers Thouarcé, je l’appelle le carrefour des militaires. »
Quelle période couvrira votre récit ?
« Il commence en août 1944 et se terminera, je pense, par le déraillement du train à Perray-Jouannet. J’évoquerai aussi le déraillement par les Allemands aux Ponts-de-Cé, où il ne reste de visible que les piles du pont. J’espère la sortie du livre en fin d’année ou en début d’année prochaine. »