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25 000 baignoires à la seconde : les chiffres fous de la Loire en crue, proche de ses débits records... |
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À la station de Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire), le fleuve en crue affiche des débits proches de ses records historiques. © Ouest-France
Placée en vigilance rouge, la Loire file à 5 000 m3/seconde. Cela la rapproche du débit atteint lors de la crue de 1995. Quelques chiffres pour bien comprendre ce que représente un tel débit dans la vie courante.
5 000 m³ par seconde. Depuis plusieurs heures maintenant, c’est le débit constant de la Loire tel qu’il est mesuré à Montjean (Maine-et-Loire). C’est-à-dire en aval de Bouchemaine, où elle reçoit les eaux de la Maine, l’un de ses principaux affluents. À Saumur, dernière station où le débit du fleuve est mesuré en amont de Montjean, il n’est que de 4 000 m3/sec.
Deux piscines olympiques remplies en une seconde
Au-delà du chiffre un brin abscons, 5 000 m3/sec, qu’est-ce que cela représente réellement ? Déjà, convertis en litres, cela en donne 5 millions qui défilent chaque seconde. Ou, si cette image est plus parlante, c’est comme si un million de chasses d’eau - contenance approximative de 5 litres - étaient tirées en même temps. Ou, autre exemple, comme si 25 000 baignoires étaient vidées simultanément.
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Avec un tel débit, la Loire remplirait, toujours en une seconde, deux piscines olympiques - les vraies, celles 50 m de longueur, huit couloirs et d’une profondeur de 2 m. Autre hypothèse, il « suffirait » de détourner son cours pendant 32 secondes pour remplir une retenue comme celle que des horticulteurs rêvent de creuser à Sainte-Gemmes-sur-Loire.
Pas loin des scores de 1995
Avec un tel débit, la Loire est proche de certains records, et notamment des niveaux atteints lors de la crue de janvier 1995, quand un pic avait été enregistré à 5 400 m³/sec. En revanche, le record absolu, enregistré en décembre 1982, semble hors de portée. Cette année-là, la Loire avait été flashée à 6 300 m3 à la seconde.