|
« Voir le monde avec nos yeux » : la section de Caen d’Oxfam propose une soirée au cinéma Lux sur la crise climatique... |
1
Léna de Sousa (à droite), ici avec une bénévole d’Oxfam, animera la discussion à l’issue de la projection du film au cinéma Lux de Caen (Calvados), jeudi 15 janvier 2026. © Oxfam
Un moment de cinéma et de discussion pour comprendre, s’émouvoir et peut-être s’engager. Voilà ce que propose le groupe local Oxfam de Caen (Calvados) ce jeudi 15 janvier 2026 avec la projection du documentaire « Zora : le climat de la révolte ». Tournée en Grèce, en France et en Allemagne, cette enquête explore les conséquences concrètes de l’inaction climatique sur les vies humaines. Rencontre avec une bénévole d’Oxfam Caen et une des réalisatrices de ce documentaire.
Des jeunes femmes engagées, c’est le moins que l’on puisse dire. D’un côté, Léna de Sousa, 25 ans, originaire de l’Eure et Caennaise d’adoption depuis cinq ans. De l’autre, Iris Bonnant, coréalisatrice de Zora, le climat de la révolte.
Voir aussi : VIDÉO. 2025, troisième année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre depuis 1900
Grandie dans une famille sensible à la protection de l’environnement
C’est en parallèle de ses études en biologie médicale que la jeune Normande s’est impliquée dans la vie associative. Pour le bien-être animal à la SPA puis pour l’aide aux réfugiés avec l’association Revivre. Depuis un peu moins d’un an, c’est désormais à Oxfam Caen qu’elle œuvre bénévolement : « C’est en voyant une annonce publiée par Oxfam sur le site jeveuxaider.org que j’ai décidé de rejoindre ce groupe local. J’ai grandi dans une famille sensible aux enjeux de la protection de l’environnement . »
Lire aussi : Le mode de vie ostentatoire des plus riches aggrave la crise climatique, alerte l’association Oxfam
Pour les deux réalisatrices de Zora, le chemin est aussi passé par le milieu associatif : « Elisa (Amenel, coréalisatrice) est passée par Amnesty international, moi par Jets d’encre, une association de promotion de la presse jeunesse, ainsi que par différents collectifs informels, explique Iris Bonnant. Nous sommes toutes deux proches d’Oxfam. »
Sensibiliser aux pollutions et aux inégalités
Un parcours comparable et des raisons de s’engager très similaires. « La protection de la nature n’est pas assez prise en compte aujourd’hui, estime Léna. En participant aux actions d’Oxfam, je tente de sensibiliser les gens à toutes les formes de pollutions et d’inégalités. » Constat partagé par la coréalisatrice : « Notre engagement aspire à porter des paroles qui ne sont pas assez entendues à notre goût, et à proposer des espaces de dialogue sur des sujets essentiels . »
La vie associative d’Oxfam Caen prend des formes variées : soirées à thèmes, tractages sur les marchés, fresques des inégalités et projections avec débats. « Quand l’un de nous a découvert Zora, c’est assez naturellement qu’on a sollicité l’équipe du Lux . »
Zora, le climat de la révolte débarque donc sur grand écran. « La forme du documentaire nous parle, énonce Iris Bonnant. Cela permet de transformer nos expériences associatives en un format « regardable » pour que des gens voient le monde avec nos yeux le temps d’une projection. »
De la motivation
Léna De Sousa approuve l’idée : « C’est grâce à des documentaires comme celui-ci que je ne perds pas espoir. Ça me redonne de la motivation. On en a besoin pour nous montrer la réalité, mieux agir et corriger les inégalités climatiques. Et pour éviter d’être fatalistes.  »
Ciné-débat, jeudi 15 janvier à 19 h, au cinéma Lux, avenue Sainte-Thérèse à Caen. Durée : une heure quinze. Projection suivie d’une rencontre avec Oxfam Caen et les réalisatrices du documentaire. Tarifs habituels.