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« Une lente décrue s’amorce » : face aux inondations, le Maine-et-Loire devra s’armer de patience... |
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En 1995, les habitants de Cheffes avaient dû patienter une semaine avant de pouvoir retrouver leur logement. Quel sera le délai d’attente cette fois-ci ? © Thierry Huguenin
Depuis une semaine, le Maine-et-Loire est sous les eaux du fleuve et de la rivière dont il tire son nom. Mais les niveaux maximums semblent bien avoir été atteints dimanche 22 février. La décrue s’amorce dans le département. Très important, en amont la situation s’améliore aussi.
Il ne pourra pas lui être reproché un excès d’optimisme… Vigicrues reste prudent dans son dernier bulletin, publié ce lundi 23 février à 6 h. L’organisme de prévisions et de surveillance des crues évoque « une lente décrue qui s’amorce » en Maine-et-Loire, pour les trois secteurs en rouge : les deux tronçons de la Loire (Saumur - Les Ponts-de-Cé et Bouchemaine - Mauves-sur-Loire en Loire-Atlantique).
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Des cotes repères atteintes
Comme prévu, les pics ont été atteints durant la nuit de samedi à dimanche. Les niveaux d’eau enregistrés à ce moment-là se hissent à hauteur de certaines marques historiques. Dans le secteur de Cheffes, les niveaux ont dépassé le pic de la crue janvier 2000, relève Vigicrues. Dans le secteur d’Angers, les niveaux égalent celui de la crue de décembre 1982.
À Montjean, ils s’approchent de celui de la crue de janvier 1995
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La décrue est confirmée en amont
C’est donc un scénario dans lequel il faudra être très patient avant de voir se résorber totalement les inondations en Maine-et-Loire. Néanmoins, Vigicrues confirme ce lundi 23 février que sur l’amont de ces cours d’eau [Loire et Maine], les décrues sont observés et le retour à la normale est en cours
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