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« Trois générations sur scène » : cette compagnie de l’Anjou raconte son aventure théâtrale avec Le journal d’Anne Frank... |
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Pratiquement trois générations de comédiens se retrouvent sur scène en jouant Le journal d’Anne Frank. © Compagnie de l’Ourson blanc
En novembre 2025, la compagnie théâtrale de l’Ourson blanc, à Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire) a connu un franc succès avec Le journal d’Anne Frank. Pour connaître un peu mieux les détails de cette réussite, nous avons rencontré son metteur en scène, Bernard Clément.
En novembre 2025, la compagnie théâtrale de l’Ourson blanc, à Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire) a connu un franc succès avec Le journal d’Anne Frank. Pour connaître un peu mieux les détails de cette réussite, nous avons rencontré son metteur en scène, Bernard Clément. Entretien.
Depuis quand existe l’Ourson blanc ?
La compagnie a été créée en 1990, à Angers. L’Ourson blanc est segréen depuis 2007. J’ai commencé le théâtre dans les années 1980, à Chazé-sur-Argos. J’ai réalisé ma première mise en scène au théâtre des Saules, avec Mauvaise semence. Ensuite, La Femme du boulanger… Et plus tard, Des souris et des hommes, Cyrano de Bergerac, Les Justes, Brèves de comptoir, Caillasses, Je suis pas bien là ?, entre autres. L’Ourson blanc s’investit aussi dans la vie culturelle locale, dans différents festivals et en jouant au profit de projets solidaires.
Jouer Le journal d’Anne Frank (1) c’est venu comment ?
Avec la montée de l’antisémitisme, du racisme avec les dirigeants de ce monde tels Donald Trump, Vladimir Poutine et tant d’autres. Ils ont malheureusement, tous, les mêmes idées. Ce qui me plaît dans la pièce, c’est la compensation de ce phénomène par la jeunesse et l’adolescence : est-ce qu’on était là quand cela a commencé ? Je me demande encore comment ces trois familles ont réussi à vivre ensemble, dans cet espace réduit, en ne bougeant que le soir, une fois les ouvriers partis de l’atelier voisin.
Et quels retours avez-vous eus de vos représentations, en novembre 2025 ?
Eh bien, très peu. Nous avons eu de la chance de jouer dans la belle salle culturelle du Cargo, à Segré. Avec ses techniciens qui sont un vrai appui pour la mise en scène. Nous avons joué le vendredi après-midi, devant des collégiens. Puis nous avons fait trois belles salles.
Le journal d’Anne Frank, c’est un message d’espoir ?
Oui, parce que malgré la noirceur du contexte, il y a cette belle espérance d’Anne Frank qui bouscule tout le monde. Elle très adulte dans ses réflexions. Elle ne veut pas s’apitoyer sur son propre peuple. J’aime aussi la belle discussion qu’elle a avec son père. Ce rapport entre les enfants et les parents qui est porteur d’espoir. Au sein de l’Ourson blanc, cela nous a permis de se retrouver à pratiquement trois générations sur scène. Certains jeunes ont pu lire ce texte qu’ils ne connaissaient pas. Nous allons rejouer la pièce ce début d’année 2026.
Jeudi 15 janvier 2026, représentation à Longuenée-en-Anjou. Les bénéfices iront à l’association Ames, qui accompagne les migrants. D imanche 15 février, représentation à Saint-Quentin-en-Mauges. Réservations au 06 45 27 38 22 et sur Hello Asso.
(1) Le Journal d’Anne Frank est le livre composé à partir du journal intime d’Anne Frank, jeune fille juive allemande exilée aux Pays-Bas, lorsqu’elle se cache pendant deux ans à Amsterdam avec sa famille et des amis, au cours de l’occupation des Pays-Bas par l’Allemagne nazie.