|
« Un cri d’espérance… » : la compagnie de l’Ourson blanc présente le « Journal d’Anne Frank » dans cette ville d’Anjou... |
1
Des petits moments de bonheur émaillent la vie cachée de la famille Frank, dans le grenier. © Ouest-France
La compagnie théâtrale de l’Ourson blanc est de retour à Segré (Maine-et-Loire) avec un gros morceau : Le journal d’Anne Frank. Le metteur en scène, Bernard Clément, fait le parallèle entre le monde dangereux de la Seconde Guerre mondiale et celui d’aujourd’hui. Avec, encore, le même espoir d’un monde meilleur porté par la jeunesse.
« Lundi 6 juillet 1942. Mon cher journal. Puisque nous allons devenir de grands amis. Je m’appelle Anne Frank, j’ai 13 ans et je suis née en Allemagne. Ma famille étant juive, nous nous sommes réfugiés en Hollande, depuis qu’Hitler a pris le pouvoir… »
Ceux qui l’ont lu reconnaîtront l’entrée en matière du journal de la diariste, Anne Frank. Et chacun pourra la retrouver, en préambule, lors des trois séances théâtrales qui débuteront, dès le 21 novembre prochain. Trois jeunes adolescentes découvrent, en le lisant, ce journal. Ensuite, c’est un enchaînement de tableaux qui s’offrira au public, sur la scène du Cargo, à Segré (Maine-et-Loire).
« Dans le fond de leur cœur, les hommes sont réellement bons »
La mise en scène par Bernard Clément du Journal d’Anne Franck, d’après Francès Goodrich et Albert Hackett, reprend, évidemment, ce qui s’est passé dans ce grenier hollandais, entre juin 1942 et août 1944. Sans oublier, les centaines de milliers de petites filles et d’enfants qui sont morts brûlés parmi les huit millions de juifs victimes du nazisme. Mais elle y voit aussi une phase qui passera : « Je sais bien que ce n’est pas facile d’avoir de l’espoir quand les hommes font des choses aussi vilaines. Et ça passera. Et vois-tu, je crois, je continue à croire, malgré tout, que dans le fond de leur cœur, les hommes sont réellement bons… »
L’espoir d’un monde meilleur
C’est aussi la vision pleine d’espoir du metteur en scène. « Le journal d’Anne Frank est un cri d’espérance. Celui de l’adolescence et la jeunesse pour un monde meilleur. Ceux qui le dirigent aujourd’hui sont aussi dangereux que ceux d’il y a presque cent ans. Il ne faut pas qu’Anne Franck et des milliers d’adolescents soient morts pour rien. Il ne faut pas oublier. L’espoir est là. Celui d’une jeunesse à entendre », souligne-t-il.
Et cela tombe bien. Car il y a presque autant d’adolescents que d’adultes sur scène. Avec, bien sûr, quelques petits moments de bonheur. Des petits événements quotidiens qui apportent des moments d’espérance. À 18 h, quand les ouvriers du rez-de-chaussée sont partis. Et la fenêtre qui donne sur Amsterdam, la rue, la liberté.
« Ou alors quand je n’en peux plus d’être là. Je me vois dehors avec papa, dans des jardins pleins de tulipes », dixit Anne Frank, dans la pièce.
Vendredi 21 et samedi 22 novembre, à 20 h 30, et dimanche 23 novembre, à 15 h. Au Cargo, à l’esplanade Antoine-Glémain. Tarifs : 8 € et 5 €. Réservations : 06 45 27 38 22 et lydie.sillard@gmail.com