|
« Tous d’origine illégale » : pourquoi ces 21 oiseaux vont-ils rejoindre un célèbre parc d’Anjou ?... |
1
Endémique des vallées andines de Bolivie, l’ara de Lafresnaye est classé « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). © Bioparc
Vingt et un aras de Lafresnaye ont été saisis lors d’une opération de lutte contre le trafic d’animaux sauvages. Le gouvernement italien, qui a confisqué ces perroquets, va les confier au Bioparc de Doué-la-Fontaine (commune déléguée de Doué-en-Anjou, en Maine-et-Loire), jeudi 19 juin 2025.
« Accueillir ces oiseaux représente une responsabilité et souligne un engagement pour le Bioparc.  » François Gay, directeur du Bioparc de Doué-la-Fontaine, commune déléguée de Doué-en-Anjou (Maine-et-Loire) s’apprête à accueillir, jeudi 19 juin 2025, 21 aras de Lafresnaye confisqués par le gouvernement italien.
Ces oiseaux sont issus d’une importante saisie réalisée dans le cadre de la lutte contre le trafic d’animaux sauvages. Certains proviennent du milieu naturel, d’autres sont nés en captivité, tous sont d’origine illégale. Le gouvernement italien a souhaité placer l’ensemble de ces oiseaux dans une seule institution zoologique agréée.
Examens vétérinaires, des tests sanitaires, des analyses génétiques
« Cette opération illustre concrètement le rôle des parcs animaliers dans la lutte contre le commerce illégal et dans la conservation d’espèces menacées, en lien direct avec les projets de terrain, comme nous le faisons en Bolivie avec cette espèce », poursuit Pierre Gay.
Lire aussi : « Ce n’est pas juste un zoo » : grâce à son célèbre parc en Anjou, ce défenseur des animaux honoré
Le ara de Lafresnaye est classé « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). À leur arrivée au Bioparc, les aras seront placés en quarantaine pour des examens vétérinaires, des tests sanitaires, des analyses génétiques et un suivi comportemental. Cette période permettra d’assurer leur santé, de mieux comprendre leur origine et de déterminer leur place dans le programme européen d’élevage (EEP).
Ceux dont l’état de santé ou le comportement le permettra pourront être transférés vers d’autres parcs zoologiques européens membres du programme. Certains resteront au Bioparc et retrouveront les aras de Lafresnaye déjà présents.