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« Ce n’est pas juste un zoo » : grâce à son célèbre parc en Anjou, ce défenseur des animaux honoré... |
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Pierre Gay, co-fondateur du Bioparc de Doué-la-Fontaine, ici en 2023. © Archives Ouest-France
Pierre Gay, co-fondateur du Bioparc de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire), s’est vu remettre, ce vendredi 6 juin 2025, les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur.
Ce vendredi 6 juin 2025, Pierre Gay, co-fondateur du Bioparc de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire), commune déléguée de Doué-en-Anjou, s’est vu remettre les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur. C’est « la récompense d’une vie », assure-t-il.
Vous avez été fait chevalier de la Légion d’Honneur. Qu’est-ce que cela vient récompenser ?
Tout d’abord, je dois dire que c’est un honneur, la récompense d’une vie consacrée à ma passion d’aider les gens qui ont à cœur de sauver des espèces et des territoires. Le Bioparc est le tout premier à avoir été créé en 1996 et officialisé dans le monde en 2001. Ce n’est pas juste un zoo, c’est un parc de vie, fruit d’une démarche intellectuelle et partenariale dans lequel les animaux partagent les espaces avec les hommes et la nature.
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Le concept est né de beaucoup de rencontres dans le monde, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Et c’est plein de petites histoires de nature et d’humains. Quand on rencontre des gens comme cela, on a envie de les aider. D’où la création d’un fonds de dotation.
« Les fonds proviennent à 30 % des recettes du Bioparc »
En 2024, Bioparc conservation a versé 586 000 € à des ONG œuvrant à la préservation d’espèces menacées. D’où vient cet argent ?
Effectivement, près de 600 000 € en 2024, mais surtout 5 millions d’euros depuis 25 ans. Les fonds proviennent à 30 % des recettes du Bioparc de Doué, le reste de mécènes, de commerçants et d’entreprises, mais aussi de dotations d’autres zoos en France. Pour ce qui est la répartition des fonds, cela se fait en fonction des besoins de nombreux partenaires partout dans le monde.
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Existe-t-il d’autres espèces menacées que vous aimeriez contribuer à préserver ?
J’ai fait évoluer les parcs européens et notamment participé à faire rentrer la végétation dans les enclos, bref susciter un émerveillement : on ne voit pas que les animaux, on voit qu’ils sont heureux. Et parce qu’il n’y a pas de temps morts, aujourd’hui une nouvelle espèce nous intéresse : l’ibis sacré ou oiseau du Nil des pharaons. C’est une espèce considérée comme invasive, notamment dans les marais de Guérande du fait de leur avidité pour les spatules blanches. Mais l’objectif est de les réintroduire en Égypte, leur pays d’origine.