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« Mme Macron a mangé de mes volailles » : cet éleveur d’Angrie fournit restaurants et chefs étoilés... |
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François Grosbois, dans un de ses poulaillers. © Ouest-France
Dans le cadre de notre série « Mon voisin, l’agriculteur », rencontre avec François Grosbois, éleveur de volailles et de brebis à Angrie (Maine-et-Loire).
Il y a cinq ans, François Grosbois, 28 ans, marié et père d’une petite fille, a repris une exploitation de volailles. Il possède actuellement plusieurs poulaillers répartis dans les communes de Vern-d’Anjou, Angrie, Chazé-sur-Argos et Le Louroux-Béconnais. Il y élève poulets, pintades, poulardes et chapons. Son exploitation compte un salarié à temps plein et un salarié à temps partiel.
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Né de parents agriculteurs, éleveurs de vaches allaitantes et d’ovins, François Grosbois a toujours vécu avec les animaux. C’est ainsi que, dans un premier temps, il choisit de faire des études scientifiques, un bac S, au lycée de Pouillé, pour pouvoir suivre ensuite des études de vétérinaire : « À l’époque, je pensais devenir vétérinaire mais, arrivé au baccalauréat, j’ai changé de projet. La filière scientifique ne me plaisait pas et je ne me voyais pas aller jusqu’au diplôme de véto. »
Il se recentre donc vers l’élevage agricole, qui lui manque, et prépare un BTS analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole en contrat d’apprentissage, chez un éleveur de volailles et taurillons. Son objectif est alors de s’installer à moyen ou long terme.
Un parrainage de six mois
François Grosbois continue avec une licence production animale, toujours en contrat d’apprentissage chez Pelé agri conseil, pour devenir technico commercial mais ne se sent pas à sa place. Alors, il se lance dans un certificat de spécialisation en ovin pour compléter sa formation initiale. Lors de cette dernière année de formation, une opportunité s’offre à lui : la possibilité de reprendre une ferme avicole. « Au départ, je voulais reprendre une exploitation en production ovine majoritairement avec un peu de volailles mais je n’ai pas réfléchi longtemps quand on m’a fait cette proposition ! », explique François Grosbois.
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En tant que jeune agriculteur, il bénéficie d’un parrainage de six mois avec le cédant et commence son aventure d’exploitant à son compte. François Grosbois avoue ne pas regretter son choix même s’il a pu avoir des doutes pendant la grippe aviaire. Il a su développer et moderniser l’exploitation pour diminuer au maximum les contraintes : ses horaires sont flexibles et lui permettent de garder un espace satisfaisant pour sa vie de famille.
Depuis le Covid-19, François Grosbois vend une partie de sa production directement à la ferme et à des restaurants ou des chefs étoilés : « Mme Macron a mangé de mes volailles », se targue-t-il, fièrement.
Commandes et tarifs sur la page Facebook La ferme du Gué.