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Erdre-en-Anjou. Cédric Bouis, un éleveur à la vie bien remplie... |
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Chez les Bouis, on est éleveur de père en fils. Cédric a changé de voie pourreprendre l’élevage familial. © Ouest-France
Le premier focus de notre série « Mon voisin, l’agriculteur », à Gené, porte sur Cédric Bouis, éleveur de vaches laitières. Pour lui, l’élevage est une tradition familiale.
Les gens d’ici
Dans la famille Bouis, l’élevage se transmet de père en fils. « Je suis la troisième génération d’éleveurs dans ma famille », indique Cédric, marié et papa de deux enfants. Celui-ci est installé à Gené, commune déléguée d’Erdre-en-Anjou.
Sur son exploitation, il élève soixante vaches laitières en agriculture biologique et des cultures liées à l’alimentation de son élevage (autonomie alimentaire).
Une première carrière dans l’industrie
Né d’un père agriculteur, en élevage laitier conventionnel puis en transformation biologique, Cédric Bouis ne se destinait pas à l’agriculture dans un premier temps. Après un bac pro en Maintenance des équipements industriels, il passe deux ans en industrie mais il ne peut s’empêcher de penser aux animaux, à la ferme où il a été élevé…
Il décide donc de passer son Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole dans l’idée de reprendre la ferme familiale en accord avec son père.
C’est en avril 2022 que son projet aboutit : il s’associe avec son père par moitié, avec l’aide financière des Jeunes agriculteurs du Maine-et-Loire. C’est une aide importante quand on s’installe ! »
, affirme Cédric.
Un élevage de canards tenu par son épouse
À son arrivée, il a pu effectuer des changements, afin de développer la ferme familiale… Mais il pense déjà à l’avenir et anticipe le départ à la retraite de son père qui est prévu en décembre 2024. C’est son épouse, Adeline, qui va prendre la relève et reprendre en même temps un élevage de canards non loin de là. Le but étant de diversifier la production actuelle et de tirer des revenus suffisants pour le couple.
Quand on demande à Cédric Bouis s’il est heureux dans sa nouvelle vie professionnelle, il répond sans hésitation : Mon métier, je l’ai choisi ! Même si je dois aller travailler tous les jours de l’année, ce n’est pas une contrainte.
Malgré un emploi du temps déjà bien rempli, il s’investit dans sa commune et dans l’école où ses enfants sont scolarisés, étant le président de l’association des parents d’élèves. Une vie bien remplie en somme.