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« Les élèves les plus en difficulté vont morfler » : ce collège d’Anjou en grève pour dénoncer la baisse des moyens... |
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Une opération collège mort est organisée au collège David-d’Angers, jeudi 26 mars 2026. © Archives Ouest-FranceRCHIVES OUEST FRANCE
Le personnel d’éducation du collège David-d’Angers, à Angers (Maine-et-Loire) sera en grève ce jeudi 26 mars 2026. Il s’oppose à la réduction de la dotation horaire globale, qui devrait s’appliquer dès la rentrée prochaine.
La coupe est pleine, pour le personnel d’éducation du collège David-d’Angers, à Angers (Maine-et-Loire), qui a décidé de mettre en place une opération collège mort le jeudi 26 mars 2026. On n’assurera pas les cours, ni l’encadrement et la surveillance des élèves
, pose Olivier Crapoulet, professeur de mathématiques et représentant de la CGT.
La raison de cette grève ? La dotation horaire globale de l’établissement pour la rentrée de septembre 2026, dont ils ont récemment été informés. Pour faire simple, cela détermine le nombre d’heures qui pourront être assurées par les équipes. On va perdre 19 heures par semaine, raconte le responsable syndical. Une classe, c’est environ 26 heures par semaine.
Conséquence directe, selon lui, la fin du dédoublement de certaines classes pour des matières comme les sciences, la technologie ou encore les langues. Ce sera des conditions dégradées pour les élèves.
Une « logique comptable »
Cela devrait, aussi, induire une revue à la baisse des services proposés. Car cette dotation englobe les matières enseignées, comme le français ou les mathématiques, mais aussi les dispositifs de soutien pour les élèves en difficulté ou en décrochage
. Le risque est donc simple : accroître des différences de niveaux déjà présentes. Les élèves les plus en difficulté vont morfler
, s’inquiète Olivier Crapoulet.
Cette action sera selon lui très suivie
en interne. Elle a en tout cas reçu le soutien des fédérations de parents d’élèves FCPE et PEEP, qui s’opposent à cette conception de l’école et à la logique comptable qui amènera à moins bien accompagner les élèves
. Dans un communiqué, elles expliquent avoir été écoutées mais pas entendues par la direction académique
et demandent le maintien de la dotation horaire pour l’épanouissement et la réussite de tous les élèves
. Elles appellent enfin les parents qui le peuvent à ne pas envoyer leur enfant au collège, jeudi 26 mars, afin de manifester leur soutien
.