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Pourquoi, pour la première fois, les cours au collège David-d’Angers n’ont pas été assurés

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photo  27 enseignants travaillant à temps plein, sur un effectif de 29, ont participé à l’opération « collège mort » à david-d’angers.  ©  ouest-france 1

27 enseignants travaillant à temps plein, sur un effectif de 29, ont participé à l’opération « Collège mort » à David-d’Angers. © Ouest-France

Soutenu par les parents d’élèves, le personnel enseignant de l’établissement, situé à Angers (Maine-et-Loire), s’est, pour la première fois, massivement mis en grève, ce mardi 8 mars. Explications.

Des heures vous manquent, et tout un collège est dépeuplé. Ce mardi 8 mars, le collège David-d’Angers, en plein cœur de la capitale angevine (Maine-et-Loire), était presque vide d’élèves. Une dizaine, tout au plus, a rejoint les salles de classe de l’établissement.

Les enseignantes et les enseignants, eux, étaient bien présents. Mais… en grève. Et une grève massive, puisque sur un effectif de 29 temps plein, 27 n’ont pas fait cours. Une première dans l’histoire de l’établissement.

Une « enveloppe » avec du temps

Raison de la colère : la perte de 34 heures par semaine, depuis 2016, dans le cadre de la dotation horaire globale.

Lire aussi : Grève à Edmond-Rostand contre la baisse des heures d’enseignement

La DHG, comme on l’appelle, c’est, grossièrement résumé, une « enveloppe », attribuée en début d’année scolaire par la direction académique des services de l’Éducation nationale, dans laquelle on trouve du temps.

Le temps d’assurer l’enseignement, bien sûr, mais aussi le temps de faire de l’aide pédagogique, du soutien scolaire, de l’accompagnement personnalisé ; le temps de mener des projets pluridisciplinaires ou de dédoubler des classes, pour un meilleur suivi.

« Des classes pléthoriques »

Or, comme le soulignent les enseignants, d’année en année, ces heures se réduisent comme peau de chagrin. Moins de temps, donc, plus de mécontentement.

« On nous demande de prendre en compte des particularités, des individualités, avec de moins en moins de moyens et des classes surchargées à 30 élèves, expliquent les profs. On nous demande aussi d’assurer l’inclusion d’enfants porteurs de handicap. On veut bien inclure, mais pas dans des classes pléthoriques. Les conditions ne sont pas réunies. »

Des élèves « maltraités »

Le mouvement, loin de concerner uniquement le collège David-d’Angers, est soutenu par les deux fédérations de parents d’élèves : la Peep (parents d’élèves de l’enseignement public) et la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élève).

Car au-delà de leurs conditions de travail, les enseignants s’inquiètent surtout pour les enfants. « Ce sont eux que nous avons mis au centre, disent-ils. Ils sont maltraités et nous sommes inquiets pour leur avenir. »

Ils ont demandé à rencontrer Benoît Dechambre, le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen). Ce n’est pas la première, d’ailleurs. « Mais, à chaque fois, nous n’avons reçu aucune réponse. Même pas un accusé de réception. Nous sommes méprisés. » Cette fois, ils espèrent être entendus.

 
Jean-Philippe NICOLEAU.    Ouest-France  

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