Accueil Info Info Angers « J’ai l’impression d’avoir le magasin pour moi toute seule » : à Paris, la crise du BHV, vitrine historique du Marais

« J’ai l’impression d’avoir le magasin pour moi toute seule » : à Paris, la crise du BHV, vitrine historique du Marais

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photo  qui va s’emparer des murs du célèbre bhv, le bazar de l’hôtel de ville, fondé en 1856 ?  ©  stéphane geufroi / ouest-france 1

Qui va s’emparer des murs du célèbre BHV, le Bazar de l’hôtel de ville, fondé en 1856 ? © Stéphane Geufroi / Ouest-France

Samedi 20 décembre, le groupe Galeries Lafayette a annoncé être « entré en négociations exclusives avec un acteur anglo-saxon », en vue de lui céder les murs du BHV. Malgré sa reprise par le groupe SGM, le grand magasin parisien peine à attirer visiteurs et marques.

Qui va s’emparer des murs du célèbre BHV, le Bazar de l’hôtel de ville, fondé en 1856 ? L’affaire agite Paris depuis plusieurs mois déjà. Cette vitrine du quartier du Marais, située à deux pas de l’hôtel de ville, est bien connue des touristes, qu’ils soient français ou internationaux, clients ou simples visiteurs. En cette période de Noël, la façade du BHV a revêtu de beaux atours, avec ses décorations d’étoiles scintillantes.

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Une façade qui pourrait bien, demain, appartenir à un investisseur étranger, au nom encore inconnu. Samedi 20 décembre, les Galeries Lafayette ont en effet annoncé à l’ AFP être « entrées en négociations exclusives avec un acteur anglo-saxon », « disposant d’une expertise reconnue dans la gestion d’actifs immobiliers », en vue de lui céder les murs « dès le mois de janvier », « aux conditions initialement prévues avec le groupe SGM ».

L’arrivée de Shein a tout bouleversé

C’est un désaveu pour ce dernier, qui espérait racheter les murs du magasin dont il assure l’exploitation depuis deux ans (tout comme celle de sept Galeries Lafayette à travers la France, notamment à Angers). La transaction - estimée à 300 millions d’euros - semblait ficelée, jusqu’à ce qu’il se fasse lâcher par la Banque des territoires. Cette entité de la Caisse des dépôts n’a pas apprécié que le patron de SGM, Frédéric Merlin, décide d’ouvrir le premier magasin physique au monde de la controversée plateforme asiatique de mode Shein… dans les locaux du BHV. Ce qui a provoqué un scandale depuis octobre et le départ de nombreuses marques de luxe ou du made in France de ses grands magasins, tandis que le géant Disney renonçait à son partenariat de Noël avec le BHV.

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La stratégie de l’entrepreneur Frédéric Merlin

La stratégie de Frédéric Merlin, entrepreneur lyonnais trentenaire, ne fait pas l’unanimité. Galeries Lafayette a rompu son contrat avec la SGM concernant les sept magasins de province, rebaptisés BHV.

Depuis la prise de contrôle de SGM, de nombreuses marques se plaignent, elles, d’une accumulation d’impayés. « On leur envoie des stocks mais on n’est pas payés en retour ; il y en a pour 400 000 € de factures impayées », dénonçait mi-novembre à Ouest-France Jean-Guy Le Floch, le président d’Armor-Lux. Les habits pour hommes et femmes de l’entreprise finistérienne sont vendus depuis des années au BHV, « car c’est une belle vitrine », qui constitue l’un de ses « gros clients » sur le marché du vêtement pour le particulier.

Lire aussi : « 400 000 € de factures impayées depuis neuf mois » : Armor-lux hausse le ton face au magasin parisien BHV

« L’objectif est de régler toutes les marques d’ici à la fin de l’année et de proposer un paiement quasi instantané en 2026 », s’est récemment défendu Frédéric Merlin auprès du média spécialisé LSA . Il impute ces problèmes à une « phase de transition » de la comptabilité. Mais l’intersyndicale s’inquiète de « la pérennité du BHV et de ses emplois ». Car les visiteurs ne se pressent plus dans le grand magasin parisien, en difficulté avant la reprise par SGM.

« C’est désolant »

Sur place mercredi, le rayon épicerie fine affichait pourtant d’appétissants biscuits et de séduisants produits de luxe, mais rares étaient ceux à s’en approcher. Idem au corner de lunettes au rez-de-chaussée, malgré 50 % de réduction promis sur la seconde paire.

Au sous-sol, la fameuse quincaillerie a du plomb dans l’aile. Elle sera reconfigurée pour accueillir aussi des halles alimentaires, dans l’optique d’avoir un positionnement « plus populaire. Les BHV seront des magasins du quotidien », assure Frédéric Merlin dans LSA , avec également la création d’une marque propre, l’implantation d’un restaurant de type « bouillon » ou encore une offre de parapharmacie.

« En bas, j’avais l’impression d’avoir le magasin pour moi toute seule, c’est désolant », confiait pour sa part une Parisienne habituée des lieux. Elle se contentera d’aller acheter un cadeau de Noël à la librairie. Deux amies sexagénaires, elles, quittent les lieux sans achat : « Retournons voir à la Samaritaine. »

 
Gaëlle FLEITOUR.    Ouest-France  

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