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« Grande gueule et grand cœur » : Marie Gaultier n’est plus, le monde culturel angevin en deuil... |
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Marie Gaultier, disparue cette semaine à l’âge de 55 ans, avait fondé la compagnie Piment langue d’oiseau en 2005. © Compagnie Piment langue d’oiseau
Elle avait fondé, à Angers (Maine-et-Loire), la compagnie Piment langue d’oiseau, en 2005. La comédienne, metteuse en scène et autrice Marie Gaultier vient de s’éteindre, et c’est tout le monde du théâtre qui est en deuil.
Quand on croisait Marie Gaultier, qui avait fondé la compagnie Piment langue d’oiseau en 2005 à Angers (Maine-et-Loire), c’était l’assurance d’un moment joyeux. Car celle qui s’est éteinte, dans la nuit du 18 juin 2025 à l’âge de 55 ans, débordait d’énergie, d’idées et n’était jamais avare d’un sourire.
« Elle savait transformer chacune de ses pièces en une tribune créative et engagée, où l’émotion rencontrait la pensée, et où le rire n’excluait jamais la lucidité », témoigne sa fille Juliette Falcon.
« Merci pour ta générosité et ton humanité », salue avec émotion Julie Ortiz, qui travaillait avec elle depuis 11 ans.
« Elle ne laissait jamais de vide »
Silence, Le PCR (petit chaperon rouge) à l’ouest, Mouton noir … les 13 pièces jouées par la compagnie, installée au Label Pool, aux Ponts-de-Cé, étaient plus particulièrement destinées au jeune public. Militante et engagée, Marie Gaultier mettait en lumière la place des femmes dans notre société, la charge mentale, les normes sociales, le harcèlement scolaire ou l’adolescence, à l’ère du numérique tout puissant.
« Nous gardons en mémoire sa grande gueule, mais surtout son grand cœur, infiniment ouvert à la légèreté du présent », dit joliment sa fille.
À Freigné, où elle orchestrait de grandes fresques théâtrales avec les habitants depuis la fin des années 1990, elle exigeait : Je ne veux pas de blancs entre les scènes. « Elle ne laissait jamais de vide », ajoute sa fille, « sauf celui qu’elle laisse aujourd’hui ».
La sépulture aura lieu le mardi 24 juin, à 15 h, à l’église de Beaulieu-sur-Layon.