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« Finie, enfin, la galère des réparations à répétition » : le Jardin de Cocagne dispose d’un nouveau tracteur... |
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Autour du tout nouveau tracteur, sur le site du Jardin de Cocagne angevin de la Bouvarderie à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), quelques jardiniers salariés avec des membres du conseil d’administration. © Ouest-France
En cinq ans, le chantier d’insertion le Jardin de Cocagne à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire) a bénéficié d’une collecte de dons de 415 000 € qui lui a permis d’investir, entre autres, dans l’achat d’un nouveau tracteur.
D’un vert clair rutilant, exposé fièrement à côté d’une bineuse, d’un semoir et d’une planteuse : vendredi 28 novembre 2025, à la Bouvarderie à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), la star du Jardin de Cocagne angevin était, sans conteste, le tracteur presque flambant neuf de marque Class, acquis d’occasion par le chantier d’insertion pour la somme de 40 000 €. Finie, enfin, la galère des réparations à répétition de l’antique Massey Fergusson ! « Les conditions de travail seront meilleures et il y aura moins de retard, le gain de productivité va être énorme » , s’est réjoui le président de l’association, Bruno Leclerc. En plus du tracteur, le Jardin a également investi dans la formation des salariés et dans l’acquisition des nouveaux outils tractés.
Le Jardin emploie 65 salariés, dont 50 en insertion
En tout, depuis 5 ans, 500 000 € ont été investis dans l’équipement. Pourtant, malgré le soutien d’Angers, de l’agglomération et de la Région, « pour l’investissement », a précisé le président, le Jardin doit fonctionner avec des financements réglementaires contraints auxquels s’est ajoutée, en 2025, la diminution de 9 000 € (sur 12 000 €) de la subvention de la Politique agricole commune.
De plus, le support d’activité, le maraîchage de légumes bio, gourmand en temps, moyens humains,matériels,et, donc, financiers, est peu rentable. Alors, comment faire ? « En l’absence d’une marge suffisante sur notre production agricole, nous n’avons d’autres choix, répond Julien Lemarchand, le directeur, que de mobiliser des dons et des subventions exceptionnelles. »
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En cinq ans, le Jardin a réussi à collecter 415 000 € grâce au fonds de dotation Esperancia, à la fondation EDF, au Crédit Mutuel, au fonds local Entreprendre pour la solidarité, sans oublier un bailleur social local et les particuliers sollicités lors de campagnes de financement participatif qui ont rapporté 30 000 €.
Le 28 novembre, il a tenu à « mettre en lumière l’indispensable coopération des intérêts publics et privés pour permettre aux acteurs agricoles, qu’ils soient privés ou associatifs, d’assurer leur mission de production au mieux dans de bonnes conditions, a minima dans des conditions dignes », s’est exprimé le directeur, soucieux de garder sa « double identité, sociale et économique ».
Le Jardin emploie 65 salariés, dont 50 en insertion. Il produit 92 tonnes de légumes par an, vendus chaque semaine à des particuliers et, à prix réduits, à 250 étudiants. Il sauve aussi du gaspillage 140 tonnes de produits invendus distribués à 1 200 personnes au titre de l’aide alimentaire.