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« En limitant les ressources, on les tue les communes » : cette ville du Maine-et-Loire veut plus de « liberté locale »... |
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La mairie de Saint-Léger-sous-Cholet (Maine-et-Loire). © Ouest-France
Mardi 13 janvier 2026, le conseil municipal de Saint-Léger-sous-Cholet (Maine-et-Loire) a voté à l’unanimité la motion de l’association des maires de France qui aimeraient disposer du pouvoir d’agir dans leurs localités.
Lors du congrès des maires de France, en novembre dernier, l’association AMF a créé une motion pour réaffirmer le caractère incontournable de la liberté locale : « Elle est la condition d’une démocratie vivante et d’une action publique efficace. Or la liberté locale, et les moyens dont disposent les collectivités pour mettre en œuvre leurs politiques à destination des habitants, sont mis à mal par un État toujours plus centralisateur. Ce centralisme éloigne la décision et l’action publiques des citoyens. »
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Mardi, le conseil municipal de Saint-Léger-sous-Cholet a voté à l’unanimité pour cette motion qui vise à redonner le pouvoir d’agir aux communes et intercommunalités. Comme l’association des maires de France, les élus saint-légeois veulent une libre administration des collectivités, une autonomie financière et fiscale, et le pouvoir de décision entre les mains de ceux qui sont directement concernés.
« Un système où l’on prête à l’État »
En adhérant à cette motion, ils soutiennent notamment les propositions suivantes : adapter les textes aux réalités locales, réduire les normes nationales et alléger les procédures inutilement complexes et coûteuses. « Réaliser un projet devrait être plus simple, plus rapide et moins onéreux qu’il y a 20 ans, c’est l’inverse qui se produit », a affirmé Jean-Paul Olivares, maire de Saint-Léger.
Enfin, dans la motion validée par les conseillers municipaux, il est question du pouvoir d’agir et des moyens financiers. L’AMF souhaite notamment la suppression du Dilico (Dispositif de lissage conjoncturel), « un système où l’on prête à l’État », la suppression des modifications du FCTVA (Fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée) sur les investissements, ainsi que la suppression du gel de la dotation globale de fonctionnement, qui diminue les crédits dédiés aux collectivités. « On fait participer les collectivités territoriales au désendettement des finances publiques. Mais en limitant les ressources et les investissements dans les communes les plus en difficulté, on les tue. Les services, ce sont les communes et les intercommunalités qui en fournissent beaucoup », a conclu Jean-Paul Olivares.