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« 20 000 € d’objets » : en Anjou, le jeune homme volait des robots tondeuses, des produits sanitaires et des bijoux... |
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Le palais de justice d’Angers, où a comparu un prévenu de 18 ans, lundi 19 janvier 2026, pour des délits commis en 2025 à Nuaillé. © Archives Marc Roger /Ouest-France
Lundi 19 janvier 2026, un jeune homme était jugé devant le tribunal judiciaire d’Angers pour vols et recel de vols commis entre le 18 février et le 19 mai 2025, à Nuaillé (Maine-et-Loire).
Bijoux, objets multimédias, produits sanitaires, outils de jardinage et pas moins de quatre robots tondeuse à gazon. Tel est le butin accumulé par le prévenu entre le 18 février et le 19 mai 2025, dans la commune de Nuaillé, près de Cholet (Maine-et-Loire).
En comparution au tribunal judiciaire d’Angers, lundi 19 janvier 2026, le jeune homme de 18 ans reconnaît les faits. Pour chacun d’eux, il entreposait les objets volés dans un cabanon près de chez lui, et tentait ensuite de les revendre sur Leboncoin.  J’étais pas bien psychologiquement. J’étais loin de mes amis, je voyais plus mon père,
déclare-t-il, avant de reconnaître : Ça ne justifie pas ce que j’ai fait.Â
« Pas une question d’argent »
À la barre, le prévenu évoque avoir tiré des vols un bénéfice d’environ 1 000 €.  Vous avez volé 20 000 € d’objets »,
rétorque la présidente. Sans antécédent judiciaire, il souhaite désormais remonter la pente :  J’ai trouvé un emploi et passé l’examen du permis de conduire ce matin.Â
La magistrate l’interroge alors sur le financement de son permis, pour lequel il révèle avoir quelques sous de côté.
 Les vols, ce n’était pas une question d’argent. Je n’étais pas bien et je ne pouvais pas m’en empêcher »,
répète-t-il à la barre. Quatre des victimes sont présentes à l’audience. L’une d’elles a subi trois cambriolages en l’espace de trois mois ; son robot tondeuse a été volé à deux reprises, après qu’elle en a racheté un à la suite du premier vol.
« La tempête est passée »
Tous formulent des demandes d’indemnisation pour leur préjudice matériel et moral. Le procureur de la République requiert un an de prison avec sursis. En défense, Me Julien Richou salue la  vertu pédagogique de l’audienceÂ
. S’adressant aux victimes :  La tempête est passée et elle a emporté son lot de robots tondeuse, mais vous allez désormais être tranquilles.Â
Estimant juste les réquisitions du procureur, il rappelle que son client a réussi à se stabiliser depuis sa garde à vue, en novembre 2025. Après en avoir délibéré, le tribunal condamne le prévenu à un mois de travaux d’intérêt général, et à indemniser les victimes à hauteur de 10 000 €.