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VIDÉO. Laval-Bourny a fini par plomber le suspense mais pas l’ambiance à Saint-Melaine-sur-Aubance... |
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Cédric Delacroix, 41 ans et gardien du SMOS, a concédé l’ouverture du score après 20 minutes. © Thierry Huguenin
Loin d’être ridicules dans le jeu, les joueurs de Saint-Melaine-sur-Aubance (D2) ont fini par craquer face à Laval-Bourny (R1), ce dimanche 19 septembre, au 3e tour de la Coupe de France. Mais l’atmosphère autour du match et l’ambiance mise par le kop de supporters ont fait honneur au club et à la compétition.
Il était arrivé au stade la cheville abîmée, il en est reparti la voix cassée. À défaut d’être au cœur du jeu, Alexandre Viaud a beaucoup crié pour encourager ses partenaires, mais la marche était un peu haute : « On n’a pas lâché les chevaux en première mi-temps, c’est frustrant. Et 3-0, c’est sévère, mais en même temps, ils ont le réalisme d’une équipe de R1… » Tout est dit ou presque.
Entre une formation de D2 au cœur gros comme ça et un groupe qui évolue au plus haut niveau régional, et qui voulait juste éviter le piège, le tout sur un terrain difficile, les quatre divisions d’écart n’ont pas sauté aux yeux. Sauf que sur sa première frappe ou presque, Laval-Bourny a ouvert le score. Un tir lointain de Koné lobait le pauvre Cédric Delacroix, gardien et doyen de l’équipe, à 41 ans (0-1, 20’).
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Un peu timide mais loin d’être dépassé, le SMOS revenait plus fort après la pause. Chesnaie, Gazanion et Nau mettaient beaucoup d’envie, se procuraient des occasions. Champiré était même à deux doigts d’égaliser…
« Je vais en faire des cauchemars »
« Je pense que je vais en faire des cauchemars, soupire l’ailier melainois. C’est dommage, parce qu’on a eu des occasions, mais en première mi-temps, on a trop déjoué parce qu’on se croyait inférieur. Mais c’est pour ces matches qu’on fait du foot et tout est beau. Regardez, on chante avec nos supporters comme si on avait gagné ! »
C’est vrai, les buts de Kahlouche (0-2, 76’) et Diallo (0-3, 91’) ont eu raison du suspense, mais jamais de l’ambiance. Au coup de sifflet final, les joueurs ont rejoint le kop pour chanter et danser, au son du tambour. C’était comme si le cœur du football, le vrai, battait encore plus fort.