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Ligue 1. L’un ira à la Coupe du monde, l’autre l’a vu s’échapper : destins croisés de deux internationaux à Angers Sco... |
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Carlens Arcus. © Jérôme Fouquet / Ouest-France.
Alors qu’ils retrouvent la Ligue 1 avec Angers Sco ce dimanche 23 novembre avec un déplacement à Toulouse pour le compte de la 13e journée, Carlens Arcus et Jacques Ekomié ont joué avec leurs sélections lors de la trêve internationale de novembre. Le premier s’est qualifié pour la Coupe du monde avec Haïti. Le second a été éliminé en demi-finales de barrages de la zone Afrique avec le Gabon. Des destins et des émotions qu’il faut intégrer dans la préparation des matches de championnat.
Après chaque trêve internationale, les joueurs concernés doivent revenir à l’ordinaire de leur championnat alors que, parfois, le vertige les a emportés avec leur autre maillot. Des émotions qui les escortent même si la compétition change.
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C’est ce que doit gérer Alexandre Dujeux, le coach d’Angers Sco, alors que son équipe est attendue à Toulouse pour le compte de la 13e journée de Ligue 1 : Carlens Arcus et Jacques Ekomié ont été mobilisés avec leurs sélections respectives : Haïti et le Gabon.
Si le second a raté la qualification pour la Coupe du monde 2026, battu en demi-finale de barrage de la zone Afrique par le Nigeria, le premier a décroché le Graal. Haïti a remporté ses deux derniers matches du 3e tour (Costa Rica et Nicaragua).
« L’après est toujours très dur, mais il n’y a pas de règle »
« Il y a une charge émotionnelle énorme, constate son entraîneur. Jacques a forcément pris un coup sur la tête, mais il est revenu très tôt. Pour Carlens et Haïti, c’est fabuleux. Avec ces matches-là , ils vivent plein de choses : d’autres idées, d’autres schémas de jeu, d’autres enjeux. Ça les fait grandir. »
Mais pas que. L’homme autant que le joueur sont bousculés. « Il y a une vraie interrogation », sur la capacité à appréhender la suite. « Ce qui lui arrive est fantastique. Évidemment qu’il y a une euphorie de son côté. Mais ça reste un bon problème. L’après est toujours très dur, mais il n’y a pas de règle. »
Le Sco avait connu ça avec Yahia Fofana, vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations avec la Côte d’Ivoire en févier 2024. « On l’avait aligné contre Saint-Etienne à son retour, se souvient Alexandre Dujeux. On n’avait pas fait un bon match et on avait pris des buts. Cette fois, va-t-on faire l’inverse ? »
Après les trêves de septembre et d’octobre, Jacques Ekomié n’avait pas été titularisé à Metz puis contre Monaco et Lorient. Remplacé par Florent Hanin. Carlens Arcus était, lui, resté dans le onze après ces deux séquences de longs déplacements avec Haïti.
Le joueur « heureux et qui rayonne un peu plus que d’habitude » devrait être remplaçant à Toulouse. À son poste, le coach angevin n’a pas de doublure attitrée, même si Lilian Raolisoa y a déjà évolué (9 matches latéral droit la saison dernière). Ou que Marius Louër étrenne ses galons de titulaire en Ligue 1.