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Hockey sur glace. Ligue Magnus : la treizième de Simon Pasquet avec les Ducs... |
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Simon Pasquet, un jeune montagnard venu se développer à Angers. © Photo : Ouest-France
Malgré la blessure de Jesper Kandergard ce vendredi 3 janvier qui a chamboulé les alignements, le jeune international U20 Simon Pasquet a encore accumulé de l’expérience. Les Angevins se sont tout de même imposés 1-5 face à Anglet.
Être au bon endroit, au bon moment. C’est ce que se dit Simon Pasquet, le jeune hockeyeur U20, qui ne regrette pas son choix de rester à Angers à l’intersaison, après être descendu de sa montagne natale pour se développer dans un club de plaine. « J’ai fait tout mon hockey mineur chez moi, à Villard-de-Lans. Je ne voulais plus me limiter à mon club et progresser en changeant complètement d’environnement. Grenoble était trop près. Et Angers avait un beau projet. Si on ne bouge pas, on ne peut pas jauger la capacité d’adaptation. Et aujourd’hui, les entraîneurs sont attentifs à cela. »
Après l’arrêt de la D2 et le départ du coach U20 Christophe Colombel, alors que nombre de partenaires ont décidé de poursuivre ailleurs, lui, a choisi de rester. Sa décision lui a permis de monter dans la hiérarchie jusqu’à intégrer, à treize reprises, l’alignement des Ducs en Magnus et une fois en quart de finale de Coupe de France contre Nice, à sa plus grande surprise : « Je ne m’attendais pas du tout à cela. Le plan était plutôt la licence bleue avec Cholet et les U20. »
Du travail et « un concours de circonstances ». Car malgré la profondeur de banc, l’infirmerie des Ducs s’est garnie plus que de mesure (jusqu’à sept titulaires blessés). « Le coach s’intéresse vraiment aux jeunes et on parle beaucoup ensemble. Il fait le choix de nous donner du temps de jeu. On est intégrés, on est très investis et on ne se fait pas couper. Ça nous fait progresser. »
Il affiche un temps de jeu très honorable de près de 10 minutes pour une quinzaine de montées sur la glace. Alors qu’à l’inverse, certains jeunes se morfondent à cirer le banc à Grenoble, malgré l’accumulation des victoires rapidement acquises par les Brûleurs de Loups, qui pourrait pourtant leur permettre de monter sur le glaçon.
Kandergard doit passer des examens
Vendredi, à Anglet, Simon était sur le quatrième bloc d’énergie, avec Marius Serer et Jesper Kandergard. « Il a des aptitudes pour cette ligne, son physique, son style de jeu, » confie son coach Jonathan Paredes.
Avec des rotations homogènes, un bon temps de présence sur le glaçon lui était assuré… Jusqu’à la blessure du Suédois sur une charge de Manciot à la 23e, qui a déstructuré son bloc. Touché au genou, la durée de l’indisponibilité de Jesper Kandergard est encore inconnue à ce jour.
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Abstraction faite de cette mauvaise nouvelle qui donne des allures pyrrhiques à la victoire au Pays basque, Simon Pasquet retient la copie collective : « C’était un match physique et engagé. On a mis un peu de temps à se mettre en place, mais on a bien maîtrisé ensuite. C’est de bon augure avant notre demi-finale à Rouen, mardi prochain. »