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Hockey sur glace. Les Ducs d’Angers doivent jouer dans l’urgence... |
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Orrin Centazzo et les Ducs n’auront plus le choix face à Cergy, dimanche 21 décembre. © Sébastien AUBINAUD
Ce terme courant en play-off, repris par Jonathan Paredes, signifiant de jouer comme si c’était un match éliminatoire, illustre ce que doivent faire les Ducs ce dimanche 21 décembre (16 h 30) contre Cergy, à l’IceParc, pour renouer avec un succès qui les fuit après leur élimination en Coupe de France et leur défaite à Nice.
Comment se sortir de ce marasme, qui s’est installé depuis ce sombre dimanche après-midi de fin novembre, à Grenoble ? Entre la fatigue d’un calendrier en accordéon, les blessures, dont la perte de leur gardien Matt O’Connor et la réponse fédérale minimaliste concernant Pierre Crinon, dont l’attitude en Coupe de France contre Bordeaux va à l’encontre de son mea culpa public, la barque est trop chargée. Mais à Nice (5-3), c’est surtout le poids de six absents majeurs en attaque qui était le plus lourd à porter. Il va pourtant falloir s’en accommoder de nouveau, car ce sera le même groupe, qui accueillera Cergy cet après-midi.
« Le tout est de ne pas paniquer »
Le capitaine Robin Gaborit rappelle qu’une saison n’est jamais un long fleuve tranquille :  Il y a des cycles. Quand on est dans un cycle noir, il y a des choses qu’on ne peut pas maîtriser. On vit l’inverse des Boxers de Bordeaux, sur qui tout le monde crachait en début de saison, avant leur série. Le tout est de ne pas paniquer. Cela ne mène à rien.Â
Il relaye ainsi Jonathan Paredes, dont les efforts sont focalisés sur son groupe en cette période compliquée :  On doit absolument se recentrer sur nous-mêmes et ne pas se parasiter la tête avec des circonstances extérieures. Jouer avec plus d’urgence et de concentration, car à Nice, on prend deux buts sur deux grosses erreurs défensives.Â
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Des concessions qui ont obligé les Ducs à patiner après le score tout au long du match. Une situation dans laquelle ils excellaient jusqu’à présent, mais qui a fini par se retourner contre eux, avoue Gaborit :  On joue souvent notre meilleur hockey quand on tire de l’arrière. Mais à ce jeu-là , à un moment donné, on se brûle les ailes. Il faut qu’on essaye d’être plus dans l’action que dans la réaction. Et Cergy a fait le plein de confiance en décidant de sortir la tête de l’eau et de battre Bordeaux 7-3.Â
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Toujours avec la même recette, mais en mode désespoir, les Jokers viennent en effet de mettre un terme à la longue série girondine (onze victoires). Paredes et ses hommes savent donc parfaitement ce à quoi s’attendre :  on doit matcher leur vitesse et leurs contre-attaquesÂ
. Un manque de rigueur dans ce registre leur a justement coûté le deuxième but sur la Côte d’Azur. Il va donc falloir redoubler d’application dans le registre défensif, pour éviter une nouvelle sanction.