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Hockey sur glace. Ducs d’Angers : Ethan Goldberg, un pari sous garantie... |
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Pour Ethan Goldberg, la valeur n’attend point le nombre des années. © François Maisonneuve
Plus jeune entraîneur de Magnus, l’Américain du Midwest, Ehtan Goldberg, est issu du même moule que son prédécesseur et a la même philosophie de jeu. De quoi donner de l’espoir aux Ducs d’Angers qui visent le titre.
Pour prétendre au titre, Mickaël Juret et Simon Lacroix ont choisi la stabilité. Mais c’est au poste d’entraîneur qu’ils ont fait un gros pari, en confiant les rênes de l’équipe à Ethan Goldberg, 32 ans, aussi novice en Magnus qu’au poste d’entraîner principal en solo.
Le président des Ducs explique son choix : « À l’origine, c’est Kevin Constantine (ex-entraîneur de NHL, coach des Ducs d’août à octobre 2010) qui nous a présenté Jay Varady (entraîneur de AHL, à Angers de 2011 à 2013) qui, lui, nous a amené Brennan Sonne (de 2017 à 2021), puis maintenant Ethan. Nous étions aussi en contact avec Mario Richer (passé d’Amiens à Rouen) et Luciano Basile (ex Briançon et Gap). Quand je le vois travailler, je revois Brennan. C’est la même manière de penser et de travailler. Ce sont des gars qui n’ont qu’une seule religion : le hockey. ».
Un ex-attaquant
Natif du cœur de l’Amérique, sur les rives du lac Michigan, près de Chicago, Ethan Goldberg a officié sept saisons comme assistant-entraîneur, puis co-entraîneur principal en USHL (championnat universitaire américain), depuis ses 25 ans. « J’ai toujours voulu faire ce métier. Joueur, je me projetais déjà dans le rôle. À la fin de mes études, j’ai aussitôt cherché un tremplin pour mettre un pied dans le métier, bénévolement d’abord. Puis j’ai intégré le staff de Jay Varady à Sioux City. Je suis ensuite parti dans le Nebraska pour découvrir d’autres façons de travailler. Ces deux expériences m’ont appris à construire un style de jeu, le mettre en place et l’expliquer aux joueurs. »
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Modeste attaquant de division 2 avant de basculer sur le banc, Ethan Goldberg n’a pour autant aucun complexe avec cela : « pour être honnête, ça ne compte pas d’avoir été un grand joueur. Il y a de très bons coachs qui n’ont pas été joueurs et de très grands joueurs qui ne font pas de bons coachs. Et il n’y a pas de grandes différences entre le championnat universitaire et la Magnus. Il faut maîtriser sa méthode tout en gardant de la fraîcheur pour les matches. ». Désormais seul aux commandes (avec Alexis Billard comme assistant qui monte également en puissance avec la charge supplémentaire des unités spéciales), ses premières impressions sont positives : je m’y suis préparé depuis plusieurs saisons, avec de nombreuses répétitions mentales
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Après une présaison sans accroc, le technicien Américain en sait plus sur le potentiel de ses Ducs : nous avons de la profondeur à tous les postes, un bon état d’esprit et une équipe soudée. Il faut des leaders et des gars qui veulent jouer les uns pour les autres. Que l’on gagne ou que l’on perde, on doit chercher à s’améliorer à chaque fois que l’on monte sur la glace.