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Ducs d’Angers. Patrick Coulombe : « Non, on n’est pas invincibles »... |
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Sur un changement de ligne, Philippe Halley (gauche) a pris Robin Gaborit dans le nez. © Sébastien Aubinaud
Qui arrêtera les Ducs dans leur élan ? A l’heure de reprendre la Ligue Magnus, les Angevins ont livré une préparation sans la moindre défaite. Avec une telle dynamique, ils seront l’équipe à battre du début, voire de toute la saison.
La pression, spécialité angevine au pays de la vigne depuis quatre saisons sous l’ère Brennan Sonne, a mis à mal les trois adversaires des Ducs durant cette présaison. Six victoires en autant de rencontres, 22 buts marques, huit encaissés, accrochés une seule fois à Amiens en prolongation pour leur moins bonne prestation de la série, ils ont toujours pris les devants les premiers, sans jamais perdre leur avantage.
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— Les Ducs d'Angers (@DucsdAngers) September 18, 2021
Après 6 victoires consécutives, nous attendons un Angers ICEPARC en fusion pour le premier match de la saison de @LigueMagnus à Angers ICEPARC !
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Autant dire qu’avec leur nouveau coach Ethan Goldberg, les Angevins ont fait une préparation sans faute. Des techniciens aux joueurs, on ne parle que de détails, d’ajustements. Si tôt dans la saison, c’est impressionnant… Mais logique. Stabilité inédite d’un groupe sain et formaté à l’identité du club (seulement trois changements poste pour poste, dont un seul attaquant en plus des deux gardiens), continuité du projet de jeu mis en place par Brennan Sonne, continuité de profil du nouvel entraîneur, dans le même moule de l’école Jay Varady : il ne pouvait en être autrement.
Evan Cowley assure et rassure
Dans le jeu, excepté quelques temps faibles, de rares bafouillements, tout paraît facile, fluide : de bons échanges entre les défenseurs, une sortie de zone rapide, un jeu de passes précis, une domination en zone offensive impressionnante. Et pas de grande équipe sans grand gardien. Evan Cowley semble l’être autant par la taille (1,93 m) que par le talent. Autant trouver une faille dans une montagne devant le filet. Dans les relances et ses sorties derrière la cage, il donne un nouvel élan à son équipe. Pas un seul palet perdu vendredi contre Bordeaux, avec toujours le bon choix.
Des détails, bien sûr il y en a, comme lors de ce changement de ligne volant, où Robin Gaborit et Philippe Halley se sont télescopés, avec un nez en patate à la clé pour ce dernier. Des unités spéciales perfectibles, ou ces quelques un contre un ou contre deux laissés à l’adversaire, par excès de générosité offensive.
Pour le reste, les Ducs sont largement en avance dans leur feuille de route et paradoxalement, c’est ce qui leur fait le plus peur. Les premiers mots de Philippe Halley dès le coup de buzzer final sont éloquents : « Les matches de préparation, c’est derrière nous, on n’y pense plus, c’est la saison qui commence. L’intensité y est complètement différente. » Relayé par son capitaine « Pat » Coulombe, philosophe relativiste : « On sort beaucoup de positif de ce camp d’entraînement. On a une équipe quasiment à 90 % la même que l’année dernière, ça nous a aidés à avoir du rythme rapidement, c’est vraiment le travail qui nous apporte ces résultats. Mais malgré les victoires, il n’y avait rien de parfait. Il faut être conscient qu’on n’est pas invincibles. On a seulement joué trois adversaires et maintenant, ça ne vaut plus rien. Surtout, il ne faut pas se prendre pour d’autres, se dire qu’on est meilleurs. Pas d’excès de confiance. On sait très bien que mardi à Amiens, ce sera tout autre chose, tout sera à refaire ».
À croire presque que la série en cours de 17 victoires consécutives est leur pire ennemi… Jusqu’à la première et inévitable chute sur 44 matches de saison régulière, que tout le monde espère repousser le plus tard possible.