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Histoire d'amour à Angers. Manon et Olivier : interrompus trop tôt ?

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photo histoire d'amour à angers. manon et olivier : interrompus trop tôt ? © adobestock
Histoire d'amour à Angers. Manon et Olivier : interrompus trop tôt ? © AdobeStock

Elle avait bâti sa vie sur l’ordre et la prévisibilité, érigeant des barrières contre l’inattendu. Jusqu’à ce regard, ce frisson qui vint fissurer ses certitudes. Un échange furtif, une soirée suspendue entre espoir et hésitation, et voilà que l’émoi renaît, imprévu et troublant. Entre doutes et élans, Manon se surprend à rêver d’un possible. Mais ce sentiment naissant survivra-t-il à l’épreuve du silence ?

Un regard, un frisson

J'avais oublié que c'était possible, de tomber amoureuse. Je suis célibataire depuis cinq ans et j'oublie. Je pense au travail, à ma famille, à tout sauf à l'amour. Et j'arrive à le contrôler. Je ne regarde plus les gens, je sors peu, j'oublie. Ma vie est tranquille, organisée, planifiée. Je sais tout à l'avance et je déteste les imprévus. Mais celui-ci, je ne l'avais pas... prévu.

La première fois que je l'ai vu, c'était au travail. Je me suis avancée vers lui pour me présenter et je l'ai regardé. Moi qui ne regardais plus personne. Et j'ai vu, en une fraction de seconde, son œil tressaillir. Alors, j'ai souri. À la fin de la journée, tandis que je rangeais mon bureau, il est venu. Sans raison particulière. Il se tenait à l'autre bout de la pièce, sac à dos sur l'épaule, téléphone en main. Comme s'il attendait quelque chose. J'ai engagé la conversation, quelques mots échangés, mais nos collègues nous ont interrompus trop vite. Moi qui ne parlais plus aux gens, j'aurais aimé lui parler plus longtemps. L'idée de le revoir me donne des papillons dans le ventre.

L'attente et l'élan

Ce soir, je vais le revoir. Une soirée est organisée dans le cadre du travail. Je sais qu'il sera là. Je n'avais pas pensé à lui depuis notre bref échange, mais ce soir, je me sens fébrile.

19h30. J'entre dans le bar. Comme toujours, je suis la première. Ponctuelle, organisée. J'enlève mon manteau, je m'assois et j'attends. Des collègues arrivent, la soirée commence. Mon regard dévie sans cesse vers la porte. 20h. Toujours pas là. Je me concentre sur mes collègues, lasse d'attendre.

Autant profiter de la soirée. Je commande un verre, je discute. 20h30. Une pause aux toilettes et, à mon retour, il est là. Assis sur un canapé, un verre à la main, en pleine conversation. Combien de temps ai-je été absente ? Je me dirige vers le bar, feignant de ne pas le voir. Pourquoi ? C'est ridicule ! Va le voir, allez ! Je descends de mon tabouret maladroitement et m'approche. Nous échangeons un salut poli... et c'est tout. Je retourne au bar, déçue. Il discute avec deux collègues que je connais à peine. Ils semblent proches. Se voient-ils en dehors du travail ? Combien de soirées ai-je manquées ?

Soudain, une opportunité. La collègue assise à côté de lui se lève. Je prends mon courage à deux mains et lui demande si je peux m'asseoir. Il accepte. Mon corps s'incline instinctivement vers lui. Il parle, je l'écoute. Je parle, il rebondit sur mes mots. La soirée file. 21h30. Nous jouons au baby-foot avec deux autres collègues. Les rires fusent, les regards complices aussi. Depuis combien de temps n'avais-je pas ri ainsi ?

L'instant suspendu

Puis, nous nous retrouvons seuls sur un canapé. Le même que tout à l'heure, mais cette fois, juste nous deux. Nous discutons de livres, d'humour, de développement personnel. J'apprends que nous sommes nés au même endroit. Alors, je souris.

Un groupe d'amis dans un café, des rires, des plaisanteries, un regard jeté. Je ralentis le temps juste un instant, pour l'observer plus intensément. Je plonge dans son regard, aussi brun que la terre chaude en été. Une légère senteur d'herbe coupée flotte dans l'air. Ses cheveux grisonnants lui vont bien. Était-il brun, blond ? Ou peut-être roux ? Drôle de question... Je souris. Il me rend mon sourire. L'instant est suspendu. Le brouhaha du bar s'efface. Je n'entends plus que lui.

Des chemins qui se séparent

Minuit. La soirée s'achève sur un partage de clémentine. Nous sommes interrompus par nos collègues. Nos chemins se séparent avant même d'avoir terminé le dernier quartier. Nos chemins se séparent avant même d'avoir terminé le dernier quartier.

Je ne l'ai pas revu depuis, mais je pense à lui. Parfois, il hante mes rêves. Peut-être le recroiserai-je un jour. La seule question qui persiste est... est-ce que lui aussi rêve de moi ?

 

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