Delphine Bilien redessine l’Anjou à travers ses romans
Depuis la publication de son premier roman, Le mystère de la rose angevine en 2021, Delphine Bilien n'a cessé de faire couler l'encre. Elle célèbre aujourd'hui la sortie de son 16ème ouvrage, Crimes en Anjou - Mémoire partagée, aux éditions La Geste. Lauréate des Trophées Joséphine en Pays de Loire, cette romancière prolifique a souvent choisi Angers et l'Anjou comme toile de fond pour ses histoires.
QU'EST-CE QUI VOUS ATTIRE PARTICULIÈREMENT DANS LA RÉGION D'ANJOU POUR EN FAIRE LE CADRE DE TANT DE VOS ROMANS, Y COMPRIS VOTRE DERNIER, CRIMES EN ANJOU ?
Ma famille est originaire d'Anjou (pour une grande partie). J'y ai passé les étés de mon enfance, avant de venir y vivre avec mes parents alors que je n'avais pas 12 ans. J'aime cette région qui me fascine aussi par son Histoire et les trésors qu'elle recèle. Et puis, la douceur angevine n'est pas un mvtlie, aussi bien pour le climat que pour la gentillesse de ses habitants.
Comment votre approche de l'écriture a-t-elle évolué depuis la publication de votre premier livre en 2021 jusqu'à aujourd'hui ?
En près de 12 ans d'écriture, j'ai beaucoup travaillé mes techniques. Je me suis formée au travers de Masterclass, je me suis astreinte à une discipline de pratique. Ce qui m'a permis de faire évoluer à la fois la fluidité de mes intrigues, mais aussi la syntaxe et la justesse des passages. Je me suis aussi lancée dans l'écriture de scénarios.
L'écriture n'est pas une activité solitaire comme nous pourrions le penser. Je suis toujours en contact avec d'autres auteurs (des mentors !), des correcteurs, des relecteurs, des spécialistes et des professionnels de l'édition. Aujourd'hui, j'ai intégré la célèbre agence Lise Arif de Paris. J'ai enfin osé me présenter il y a trois ans comme « auteure » auprès des personnes que je sollicitais, une légitimité que je ne m'autorisais pas auparavant.
Pouvez-vous nous parler des thèmes principaux et des nouveaux personnages que vous explorez dans Crimes en Anjou - Mémoire partagée ?
Le lecteur pourra se promener dans les rues de notre ville : la place Lafayette, le quartier de l'Hôpital Saint-Jean, le boulevard Foch.... Dans ce tome, nous allons entrer dans la très belle patinoire angevine suite au meurtre d'un hockeyeur amateur. J'avais envie de faire découvrir le sport, et donc le hockey sur glace, comme facette de notre patrimoine.
Nous retrouverons le lieutenant Thillier, l'agent Doisneau, le commissaire Chirot et Matthew Collins. Mais nous ferons la connaissance d'Edward, un nouveau personnage qui va occuper une grande place, tout comme un certain Videck.... Les lecteurs vont aussi pouvoir découvrir l'avancée du dossier qui hante Axelle Berthelin : la mort de son amie Sonia.
Quel est votre processus pour rester productive et créative, surtout en ayant publié 16 romans en si peu de temps ?
La pratique. L'imagination demande de la pratique. Plus on exerce notre esprit à chercher des idées, plus il apprend à en fournir rapidement. Bien sûr, je suis toujours à l'affût d'informations, de faits divers ou d'autres histoires qui viendront nourrir le vivier.
Quelles ont été les réactions les plus marquantes des lecteurs à vos œuvres précédentes ?
Les réactions qui m'ont le plus marquées furent celles de lectrices qui m'ont écrit pour me dire combien mes romans leur avaient permis de s'évader d'un quotidien pas simple (maladie ou problématiques personnelles). Je n'avais jamais mesuré avant combien ce que je produisais pouvait apporter à certains, et cela me donne encore plus envie de poursuivre.
Avez-vous déjà des projets pour vos prochains livres ?
Je réserve aux lecteurs des surprises pour septembre. J'avais quelques manuscrits prêts dans mes tiroirs et je vais les publier en autoédition. J'élargis mes horizons même si je reste très attachée à ma région. Je propose d'ailleurs aux lecteurs de suivre mon travail sur mon site delphinebilien.fr.
Informations pratiques

- Ouvrage : Crimes en Anjou - Mémoire partagée (256 pages, 13,90 €).
- Éditeur : Geste Éditions.
- Dédicaces :
- Dimanche 19 mai : salon de l’Imagin’ère, Salons Curnonsky à Angers.
- Samedi 8 juin (matin) : Hyper U, Mûrs-Erigné.