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Zoom sur la charte des énergies renouvelables signée par Anjou Bleu communauté à Segré... |
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La charte stipule que la méthanisation doit être « une activité complémentaire à l’élevage et non une concurrence à celui-ci. » (photo d’illustration) © Archives Ouest-France
Approuvée mardi 10 mai par les élus d’Anjou Bleu communauté réunis à Segré (Maine-et-Loire) la charte pour un engagement en faveur d’un développement partagé des énergies renouvelables comprend trois volets : la méthanisation, l’éolien et la filière solaire photovoltaïque.
Mardi 10 mai, à Segré (Maine-et-Loire) les élus d’Anjou Bleu communauté (ABC) ont adopté (une abstention) la charte pour un engagement en faveur d’un développement partagé des énergies renouvelables. Quels secteurs sont concernés par cette première mouture ? Et quelles sont les grandes lignes de cette charte ?
La filière méthanisation
La charte stipule que « la filière méthanisation doit être portée par le monde agricole local » , afin de garantir les approvisionnements et de respecter la nature des structures en place (élevage notamment). L’actionnariat des sociétés développant de futurs projets de méthaniseurs devra donc « être majoritairement détenu par des agriculteurs. »
L’apport de matières organiques devra s’appuyer majoritairement sur les effluents d’origine animale, « la méthanisation devant être une activité complémentaire à l’élevage et non une concurrence à celui-ci. »
La filière de l’éolien
En 2021, ABC est concernée par deux parcs éoliens en activité (8 mâts) et quatre parcs éoliens autorisés (18 mâts). Un à deux parcs sont aussi considérés en développement avancé.
La charte prône la mise en œuvre de projets concertés. Elle préconise que « le porteur de projet ouvre le capital de la société puis la prise de participation à l’actionnariat du parc éolien aux collectivités et leurs groupements ».
Afin de limiter les impacts écologiques, les projets « s’implanteront hors de sites à enjeux identifiés et hors de toute zone humide. » En cas d’arrachage de haies, la société devra en replanter le double à partir d’essences locales.
La filière solaire photovoltaïque
Dans ce secteur, la charte invite à développer tous les modes de projets solaires : centrales solaires au sol (quatre sites ont été identifiés) ombrières photovoltaïques sur des parkings, toitures (particuliers, agriculteurs industriels).
À l’arrêt de l’exploitation, « les panneaux en fin de vie seront démontés et repris par les constructeurs pour recyclage. » Les sites d’implantation devront être réhabilités par les porteurs de projet, et « l’abandon des câbles dans la terre est interdit. »
Pour les projets au sol, là aussi, il est préconisé un dispositif d’intégration des citoyens et/ou des collectivités locales dans la gouvernance et le financement de la centrale solaire.