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«Washington Black» sur Disney+. Une fresque historique un peu trop dispersée pour séduire totalement... |
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Tom Ellis et Eddie Karanja parcourent le monde pour fuir le passé du jeune Washington Black. © Lilja Jonsdottir/Disney
La nouvelle série d’aventure de Disney+, qui débarque ce 23 juillet sur la plateforme de streaming, nous plonge au cœur de l’Amérique esclavagiste du XIXe siècle. Entre drame, romance et histoire, la série plaît mais perd en intensité à cause de ses trop nombreux sujets.
Adaptée du best-seller éponyme primé d’Esi Edugyan (également coproductrice de la minisérie), Washington Black raconte l’odyssée d’un garçon de onze ans originaire d’une plantation de canne à sucre à la Barbade, au XIXe siècle. George Washington « Wash » Black a l’esprit vif et se passionne pour la science et le dessin. Son destin va être chamboulé après un terrible accident qui le pousse à fuir.
Aidé par Titch, l’un des frères à qui appartient la plantation et membre de l’Académie royale des sciences de Londres, Wash va embarquer de force dans un périple qui va le mener de l’Amérique à l’Europe, en passant par le Pôle Nord et les vaisseaux pirates. L’objectif : construire un ballon dirigeable. Mais son passé pourrait bien le rattraper lorsque des chasseurs de prime se mettent à ses trousses huit ans plus tard, alors qu’il fait la rencontre de la jeune Tanna.
Jonglant entre l’enfance aventureuse du jeune garçon et un dangereux présent aux relents de racisme, Washington Black s’aventure également parfois du côté de la comédie romantique. Difficile de définir la tonalité réelle de cette série qui redessine les notions de famille, de liberté et d’amour.
Une quête de liberté
Malgré ses sujets parfois graves (et trop appuyés), la série reste une fresque d’aventure rêveuse et agréable, dès lors que l’on accepte de ne pas s’attacher à la véracité historique. L’intérêt du récit est de toute façon ailleurs : à travers ses nombreux protagonistes et intrigues, Washington Black raconte l’émancipation et la résilience de ses personnages face aux structures sociales oppressives de l’époque. Féminisme, racisme… Ce récit initiatique riche est aussi incarné avec brio par le jeune Eddie Karanja, qui vole la vedette à un casting pourtant prestigieux.
Les amateurs de séries reconnaîtront notamment la star de Lucifer, Tom Ellis, ainsi que Sterling K. Brown (This is Us, Paradise ) ; également producteur exécutif de la série.
Huit épisodes, sur Disney+.