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Vihiers. Le festival Aventures Cinéma invite le public à « juger par lui-même »... |
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De g à d : Maryline Boissinot, Michel Onillon, Joseph Paquereau, Julien Pinault, bénévoles au Cinéfil, commission Aventures Cinéma, le 20 mars 2026 © CO
La 7e édition du festival Aventures Cinéma portée par le Cinéfil à Vihiers, commune déléguée de Lys-Haut-Layon (Maine-et-Loire) va se dérouler du vendredi 27 au mardi 31 mars 2026.
Interview
Le cinéma de Vihiers accueille, du vendredi 27 au mardi 31 mars, la 7e édition du festival Aventures Cinéma. Portée par le Cinéfil, cette nouvelle édition s’articule autour d’un thème fort : la justice, avec une invitation claire lancée aux spectateurs : « À vous de juger ! ». Derrière cette programmation, une commission composée de six bénévoles et d’un salarié a sélectionné neuf films. Julien Pinault, animateur, et Maryline Boissinot, bénévole, expliquent les intentions de cette semaine cinématographique.
Pourquoi avoir choisi le thème de la justice pour cette édition 2026 ?
Julien Pinault : « Nous nous sommes en partie inspirés du festival Premiers Plans d’Angers, qui proposait une rétrospective autour des juges et des témoins. Certains films que nous avons retenus font écho à cette programmation. »
Quel est le fil conducteur de la sélection ?
« L’idée, c’est que le spectateur puisse se faire son propre jugement. Sur un verdict, sur une personne condamnée… On veut que chacun sorte de la projection avec des questions. « À vous de juger ! », c’est vraiment cela : qu’auriez-vous fait dans ces situations ? Dans « Le procès Goldman », par exemple, l’accusé est acquitté, mais le doute reste présent. Et dans plusieurs films, la décision de justice ne clôt pas le débat. Nous proposons aussi un documentaire, « Rendre la justice », qui apporte un autre regard.
Quels films recommanderiez-vous particulièrement ?
Maryline Boissinot : « Nous avons tous été très marqués par « Je verrai toujours vos visages ». C’est un film fort et profondément humain, inspiré de faits réels, qui met en scène des échanges entre victimes et auteurs d’infractions. On y voit une libération de la parole, une écoute, une tentative de compréhension mutuelle. »
JP : « Et il y aura aussi « SHAM », en avant-première. C’est un film japonais pour lequel j’ai eu un vrai coup de cœur. »
Le cinéma peut-il faire évoluer le regard sur la justice ?
MB : « Il permet au moins d’en parler, de mettre en lumière un système, une société. Il peut aussi révéler l’écart entre la perception médiatique et la réalité judiciaire. »
JP : « Les films posent des questions morales complexes. Rien n’est totalement noir ou blanc, même dans le parcours d’un criminel. »
À qui s’adresse cette semaine cinématographique ?
MB : « À tous : aux cinéphiles, aux curieux, à ceux qui s’intéressent aux questions de justice. Les films sont forts, mais ouverts à tous. »
Pourquoi venir au festival ?
JP : « Parce que le cinéma permet de mieux comprendre les enjeux de société à travers la justice. Et notre programmation est variée : drames, thrillers, films d’action… Chacun peut y trouver sa place. »
Pratique : dimanche 29 mars, trois projections s’enchaîneront, avec possibilité de restauration sur place grâce au foodtruck La Crépinade et au camion bar Le Vagabière.
Programme et horaires : www.ciné-vihiers.fr - Tarif unique : 4,50 € – Cinéfil, place Saint-Jean à Vihiers
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Rendez-vous : vendredi 3 avril – à 20 h 30 au Cinéfil sera proposé, gratuitement, un documentaire « Le Monde de Jamy », sur le thème « Peut-on encore boire l’eau du robinet ? », à l’initiative de l’UFC Que Choisir et de France Nature Environnement Anjou. Un débat sera proposé à l’issue de la projection avec Noémie Morel de France Environnement et Jean Cartron de l’UFC, ainsi qu’avec des professionnels du traitement de l’eau. Il s’agit d’un préambule à la quinzaine de l’environnement qui se déroulera à Lys-Haut-Layon du 13 au 24 avril.