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Verrières-en-Anjou. « Vivre ces échanges dans un cadre plus calme »... |
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Benoît Planchenault, gérant de l’entreprise Le Mec qui fait de la couture, et Emmanuelle Geoffroy, monitrice de l’atelier couture à l’Esat Les Ardoisières de Trélazé (géré par l’Adapei 49), entourant Ann-Laure. © CO.
3 questions Ã
Alors que la Semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap s’est déroulée fin 2025, Benoît Planchenault, gérant de l’entreprise Le Mec qui fait de la couture, a accueilli, le 28 janvier dernier, Ann-Laure pour une journée de découvertes. On fait le point avec Benoît Planchenault et Emmanuelle Geoffroy, monitrice de l’atelier couture à l’Esat Les Ardoisières de Trélazé (géré par l’(Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales (Adapei) 49).
Qu’est-ce qui vous a motivé à participer au Duoday et accueillir Ann-Laure dans votre entreprise, même en dehors de la Semaine européenne ?
Benoît Planchenault : « J’ai été contacté par Emmanuelle dès novembre, lors de la semaine Duoday, mais à ce moment-là , j’étais déjà engagé pour accueillir d’autres stagiaires et ne pouvais pas intégrer Ann-Laure à cette période. L’idée de participer m’a immédiatement plu car cela permet de partager notre savoir-faire tout en découvrant le regard d’autres publics sur notre métier. Accueillir Ann-Laure en décalé a été une belle occasion de vivre ces échanges dans un cadre plus tranquille, et de profiter pleinement de cette journée riche en émotions et en enseignements. »
Pourquoi l’Esat continue-t-il chaque année de participer au Duoday  ?
Emmanuelle Geoffroy : « Le Duoday crée un vrai tremplin vers l’emploi, valorise les talents de chacun et fait évoluer le regard sur le handicap. Les participants découvrent un métier et une entreprise, sortent de leur quotidien, et reviennent toujours très motivés et heureux de cette immersion. »
Quel bilan tirez-vous de cette expérience inclusive ?
B. P : « C’est une expérience très enrichissante pour nous, comme pour les participants. Tout le monde a le droit à une vraie ouverture professionnelle, et l’égalité doit primer dans le monde de l’entreprise. Ces échanges et la motivation des visiteurs nous donnent envie de renouveler l’expérience chaque année, et j’attends déjà l’appel d’Emmanuelle pour le mois de novembre 2026. »
E. G : « Je confirme, c’est très positif aussi de mon côté. Quand je les vois revenir de ces journées, je les retrouve enthousiastes et fiers de ce qu’ils ont appris. Ces immersions sont précieuses. »