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Un nouveau dispositif d’accueil des Roms et gens du voyage dans l’agglomération d’Angers... |
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La nouvelle politique de résorption des bidonvilles est née d’un constat d’échec des politiques antérieures, dites politique de la patate chaude. Cette dernière consistait à renvoyer le problème chez le voisin, sans traiter le problème à la racine. © Archives CO – Laurent COMBET
Après l’échec des politiques d’expulsion de ces populations, Angers Loire Métropole opte désormais pour une politique de résorption des bidonvilles.
 L’expulsion de ces populations n’est vraiment pas la solution la plus adaptéeÂ
, signale Chloé Lailler, chef de projet de la mission résorption des bidonvilles à l’association Trajectoires.  Quand on expulse, on remet dans la précarité des familles pendant six mois. On les éloigne de leur lieu de travail et on déscolarise leurs enfants.Â
Cette nouvelle façon d’opérer – appelée politique de résorption des bidonvilles – est née d’un constat d’échec des politiques antérieures, dites politique de la patate chaude. Cette dernière consistait à renvoyer le problème chez le voisin, sans traiter le problème à la racine.
« Stabiliser les populations »
Selon l’association Stratégies, la stabilisation de deux sites à Angers commence à porter ses fruits avec  des familles qui ont pour la première fois accès à un logementÂ
. Aujourd’hui, ces populations vivent en caravanes, qui sont leur seul lieu de refuge.
À Trélazé, 150 Roms, qui occupent le site des Ardoisières, doivent signer ces prochains jours une convention précaire d’occupation des lieux.  Il a été décidé d’engager des travaux sur place pour stabiliser ces populations et les orienter ensuite vers les services sociauxÂ
, indique le maire, Lamine Naham.  Les familles qui ne signent pas de convention seront évacuées.Â
À Trélazé toujours, un second site occupé près du bourg sera prochainement évacué.