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Un concert à l’Olympia et une grande tournée… La fabuleuse histoire d’une bande de copains de Maine-et-Loire... |
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Benjamin Giet et Bernard Calmet devant les travaux d’extension de l’École de musique de Chemillé-en-Anjou avec, peut-être, de nouvelles idées d’instruments pour les Fo’Plafonds. © Ouest-France
C’est l’histoire d’un groupe né dans les Mauges, en Maine-et-Loire. Une bande de copains, élèves musiciens et leurs profs de percussions, qui ont choisi de faire entendre des rythmes produits avec des objets détournés de leur usage. Avec un tel succès qu’aujourd’hui, les Fo’Plafonds sont une entreprise, et que s’annonce une tournée d’une quarantaine de concerts. L’un d’eux raconte cette aventure.
Déjà bien connus en Anjou (Maine-et-Loire) et au-delà en Pays de la Loire, les Fo’Plafonds viennent de franchir une nouvelle étape avec un concert à l’Olympia, à Paris, le 25 janvier 2026, et une tournée d’une quarantaine de dates qui les mènera du Havre à Saint-Étienne, de Toulouse à Roubaix.
Benjamin Giet, professeur de percussions à l’École de musique de Chemillé-en-Anjou (Emca), a rejoint le groupe il y a cinq ans. Il raconte son aventure, qu’il parvient à concilier encore avec son activité à l’Emca, ce qu’apprécie son directeur Bernard Calmet.
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Huit artistes et quatre techniciens
L’aventure des Fo’Plafonds a débuté il y a une quinzaine d’années à l’initiative de Fabrice Guilbault, professeur de percussions à l’école de musique d’Yzernay avec des élèves puis des professeurs,
rappelle Benjamin Giet. D’abord avec des instruments classiques de percussions, puis avec des objets détournés de leur vocation initiale. La démarche a rapidement rencontré son public, notamment grâce aux réseaux sociaux. Ce qui nous amènera à Bobino en 2024, et donc à l’Olympia devant 1 800 spectateurs.
Ce succès va amener un certain nombre de changements dans l’organisation et l’accompagnement du groupe. Nous sommes désormais constitués en société et accompagnés par une société de production, Encore un tour. Aux huit artistes de la troupe s’ajoutent quatre techniciens,
précise-t-il. Il nous faut désormais un camion pour transporter notre matériel. Pour un concert en soirée, l’installation démarre à 9 h pour six heures de montages et de réglages, sans oublier les deux heures de démontage à l’issue du spectacle.
« Quelqu’un sur qui on peut toujours compter »
Malgré un agenda chargé, Benjamin Giet a donc conservé son activité à l’Emca. J’assure environ trois jours de cours par semaine. En revanche, j’ai dû mettre fin aux cours assurés dans d’autres écoles de musique.
Bernard Calmet abonde : J’en suis bien sûr très heureux. Benjamin est professeur ici depuis 16 ans. C’est quelqu’un sur qui on peut toujours compter pour un coup de main, apprécié de tous ses collègues comme des élèves.
Sans compter, poursuit le directeur, que sa notoriété rejaillit nécessairement sur l’école. Nous avons trouvé ensemble de nouvelles modalités d’organisation. J’ai toujours facilité la possibilité pour nos professeurs de conserver du temps pour leur vie d’artiste
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Impossible de découvrir les Fo’Plafonds et Benjamin Giet à Angers, ce mercredi 18 février, car tout est complet. En revanche, d’autres dates sont à découvrir sur le site https://lesfoplafonds.com