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Un bidonville de Roms fermé à Monplaisir à Angers : un site plus digne ouvert... |
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L’agglomération angevine comptait jusqu’ici six bidonvilles abritant 500 personnes, comme ici aux Ardoisières à Trélazé. © Archives CO – Laurent COMBET
La préfecture et Angers Loire Métropole ont fait procéder lundi 26 février 2024 à la fermeture du bidonville de la rue de Nozay, dans le quartier de Monplaisir à Angers.
Depuis plusieurs années, des populations de Roms travaillant comme saisonniers dans le maraîchage ou la viticulture notamment, ont monté six campements illégaux à Angers, Trélazé, Saint-Barthélemy-d’Anjou et Verrières-en-Anjou. Ces caravanes et ces abris de fortune, dépourvus d’eau et d’électricité, accueillent quelque 500 personnes, dans des conditions sanitaires déplorables.
Les différentes expulsions organisées par le passé ne faisaient que déplacer le problème, voire multiplier le nombre de camps quand les groupes se divisaient. Au conseil communautaire du 11 avril 2023, les élus avaient été informés de la nouvelle politique de résorption de ces bidonvilles, visant à lutter contre l’insalubrité, améliorer l’hygiène et l’accès à l’eau, assurer la sécurité de chacun en prévenant les incendies liés aux branchements électriques sauvages et favoriser la scolarisation des enfants.
Un accompagnement social
Il a donc été décidé en lien avec la préfecture de fermer un premier campement, celui de la rue de Nozay à Monplaisir, pour ouvrir un site temporaire d’insertion (STI) ce lundi 26 février 2024. Ce STI, situé à proximité, a vocation à  offrir aux familles qu’il accueille des conditions de vie améliorées et un accompagnement social fort au travers de la présence d’un travailleur social sur place, chargé de la gestion du site ainsi que du soutien aux famillesÂ
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Moyennant la signature d’un contrat (engagements en matière d’insertion et de respect de règles de vie commune) et le versement d’un loyer, sept des 23 ménages recensés à Nozay ont souhaité intégrer le site temporaire d’insertion. Cinq seulement répondaient aux critères de sélection, notamment liés à la scolarisation des enfants.
51 personnes relogées
Trois autres familles venant d’autres bidonvilles de l’agglo, soit huit familles au total (51 personnes dont 31 mineurs), ont intégré les douze bungalows disponibles. Six autres bungalows s’ajouteront sur le site, qui offre ainsi un logement salubre, sûr et légal.
 On essaie de les convaincre depuis le mois de novembre d’aller au STI. On progresse en matière de scolarisation. Mais certains ne voudront pas aller en STIÂ
, note Nathalie Gimonet, directrice de cabinet du préfet.
Les 18 autres ménages du bidonville de la rue de Nozay  ont été invités à quitter le site qu’elles occupaient illégalement, en application d’une décision de justice du 18 janvier 2022. Ces ménages ont obtempéréÂ
, précise la préfecture. Ces familles vont vraisemblablement aller s’implanter ailleurs, illégalement.