|
Trélazé. « C’est toujours un moment précieux »... |
1
Jean-Jacques Pigeon expose du 12 au 30 mars aux Anciennes écuries. © CO
Entretien
Installé depuis 1999 sur le site de l’ancienne manufacture d’allumettes, l’artiste Jean Jacques Pigeon expose depuis longtemps en France et à l’étranger, notamment en Corée et à Hong Kong. Il présentera des œuvres aux Anciennes écuries de Trélazé, du 12 au 30 mars avec trois autres artistes amis : Philippe Contré, artiste plasticien, Miki Nakamura qui façonne et sculpte la fibre et Jean-Michel Letellier.
Qu’est-ce que représente pour vous cette exposition ?
Jean Jacques Pigeon : « Trélazé, c’est mon port d’attache. Je travaille sur le site qui est un lieu chargé d’histoire, de mémoire ouvrière, et j’y suis très attaché. Pouvoir exposer dans les Anciennes écuries, c’est comme ouvrir ma porte au public trélazéen et aux habitants des environs. C’est une manière de partager ce que je crée juste à côté de chez eux. »
Vous exposez avec des amis artistes. Pourquoi cela vous tient-il à cœur ?
« Nous travaillons tous dans des ateliers proches, mais paradoxalement, nous n’avons pas souvent l’occasion de nous retrouver. Chacun est absorbé par son travail, ses projets, ses commandes. Cette exposition est une vraie joie pour moi : elle nous rassemble, elle crée un dialogue entre nos œuvres. Et puis, exposer avec des amis, c’est toujours un moment précieux. »
Votre œuvre est très liée au végétal, d’où vient cette inspiration ?
« Le végétal est pour moi un langage. Les branches, les feuilles, les tiges… ce sont des lignes, des rythmes, des respirations. J’aime travailler à partir de ces formes simples, presque primitives, pour créer un monde réenchanté. Je cherche à faire dialoguer la nature et l’abstraction, à trouver un équilibre entre la liberté du geste et la structure. »
Que va pouvoir voir le public ? Un mot pour les visiteurs ?
« J’invite les Trélazéens, les Angevins, et tous les curieux à venir découvrir l’exposition. C’est un moment de partage, et j’espère qu’ils y trouveront autant de plaisir que nous en avons eu à la préparer. »