|
TÉMOIGNAGES. Piétons et cyclistes ciblent les points noirs de la circulation à Angers... |
2
En réponse à cet appel à témoignages publié sur Ouest-France Angers, les cyclistes sont les plus nombreux à avoir pris la parole. Principal écho ? La difficulté à cohabiter avec les voitures dans certains lieux non conçus pour accueillir les deux. © archives OUEST FRANCE
Manque de visibilité, de signalisations, carrefour jugé dangereux… Ouest-France a recueilli les témoignages des usagers de mobilités douces à Angers (Maine-et-Loire). Voici vos réponses.
Un accident sur deux touche la mobilité douce, dans le centre-ville d’Angers (Maine-et-Loire), depuis le début de l’année. Tandis que voitures, cyclistes, piétons ou trottinettes cohabitent sur la voie publique, le constat pose la question de la sécurité des usagers, non protégés par un habitacle
Vous résidez à Angers et vous vous déplacez à vélo, en trottinette ou à pied. D’après-vous, quels sont les points noirs ou lieux problématiques à la circulation en centre-ville d’Angers ? Telle était la question de notre appel à témoignages posté sur Ouest-France Angers. Vous y avez répondu.
Crie d’alarme sur les ronds-points
En réponse à cet appel à témoignages, les cyclistes sont les plus nombreux à avoir pris la parole. Principal écho ? La difficulté à cohabiter avec les voitures dans certains lieux non conçus pour accueillir les deux.
Parmi les exemples fréquemment cités revient le rond-point « du Courrier de l’Ouest », au croisement du boulevard de la Liberté et de l’avenue de Lattre-de-Tassigny. « Ce rond-point à doubles voies n’est absolument pas conçu pour les vélos, témoigne un des cyclistes, Xavier. Les voitures s’y engagent très vite pour aller sur la rocade. »
Discontinuité des pistes cyclables
Carrefour du « Roi-René », carrefour situé place de la Gare… Ronds-points et intersections sonnent comme la bête noire. Pour Damien, le problème vient « d’une discontinuité des pistes cyclables et des ronds-points 100 % pour la voiture avec la disparition des bandes cyclables rouges ». « Imaginez une route qui s’arrêterait brutalement, obligeant les automobilistes à rouler sur les trottoirs et les pelouses pour essayer de rejoindre la route un peu plus loin ? », ajoute-t-il.
« Le pire est quand même la place Molière, en travaux, où les pistes cyclables ne débouchent plus sur rien », selon Vincent. « Un autre problème concerne la cohabitation des bus et des vélos sur voies mixtes, s’inquiète Maria, c’est impressionnant de partager la chaussée avec ces engins énormes. »
Zone 30 et rues étroites
« Les problèmes que je rencontre sont dans les zones 30 où les voitures, faute d’aménagements vélo, me doublent en me rasant », explique Maria qui fait chaque jour le trajet en vélo entre Avrillé et Angers.
Mais plusieurs piétons ont aussi pointé du doigt la problématique des zones 30. Pour Christian, « la traversée de la rue du Mail, qui coupe la rue piétonne des Poeliers pour rejoindre la place du Pilori, en tant que piétons avec des enfants est très dangereuse », car tout simplement non visible.
Trottinettes et vélo sur les trottoirs
« Je suis piéton et je ne supporte plus les trottinettes sur les trottoirs », témoigne Philippe. D’autres réactions déplorent « des vélos et trottinettes en vrac sur les trottoirs » réservés aux piétons, au risque de se faire renverser. La vitesse à laquelle roulent les trottinettes apparaît aussi comme une source de préoccupation.
Le cas épineux des rues Bressigny et Desjardins
Quel est le problème de la rue Bressigny ? Où Desjardins ? Ces deux rues sont évoquées à plusieurs reprises dans vos réponses de l’appel à témoignages

« Le problème est qu’il est difficile pour les piétons de circuler sur le trottoir car il est envahi par les trottinettes », raconte Marie, habitante du centre-ville qui emprunte fréquemment ce trajet à pieds. Capture écran Google Map
Perpendiculaire au boulevard du Maréchal-Foch, l’étroite rue Bressigny est à sens unique en voiture et se remonte à contresens pour les cyclistes. « Ce qui est très dangereux à vélo », rapporte Nathalie.
« Le problème est qu’il est difficile pour les piétons de circuler sur le trottoir car il est envahi par les trottinettes », raconte Marie, habitante du centre-ville qui emprunte fréquemment ce trajet. « Il y a beaucoup d’étudiants et toujours de nombreux piétons qui traversent sans regarder. »
Les trottoirs et donc, les piétons, ne sont pas non plus épargnés dans la rue Desjardins, qui mène jusqu’au jardin du Mail. Également très étroite, elle est très empruntée des étudiants et écoliers. Limitée à 30 km/h, elle se prend à double sens pour les voitures, avec une bande de stationnement en plus sur les côtés, obligeant souvent les voitures à se déporter dangereusement, parfois même sur le trottoir. Un écart qui peut être fatal pour les piétons et les cyclistes.