Accueil Info En France et dans le Monde TÉMOIGNAGES.« Je n’ai pas lâché » : un an après les inondations, où en est-on de la prise en charge par les assurances ?

TÉMOIGNAGES.« Je n’ai pas lâché » : un an après les inondations, où en est-on de la prise en charge par les assurances ?

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photo  la boulangerie de stéphanie lourdais prise dans les inondations, du côté de pont-réan en janvier 2025.  ©  mathieu pattier / ouest france 1

La boulangerie de Stéphanie Lourdais prise dans les inondations, du côté de Pont-Réan en janvier 2025. © MATHIEU PATTIER / OUEST FRANCE

Un an après les intempéries qui ont touché l’Ouest de la France en janvier et février 2025, provoquant la reconnaissance de 109 communes en état de catastrophe naturelle, la question de l’indemnisation reste un sujet brûlant. D’autant que de nouveaux épisodes ont frappé la zone cet hiver. Entre la mobilisation affichée par les compagnies d’assurances et des parcours de sinistrés semés d’embûches, la prise en charge paraît contrastée. Témoignages.

Il y a un an presque jour pour jour, l’Ouest de la France était terrassé par trois tempêtes successives : Floriane (11 et 12 janvier 2025), Eowin (à partir du 24 janvier), Herminia ainsi que la dépression Ivo, impactant les niveaux des cours d’eau et générant des crues importantes. Dans une lettre d’information, l’Établissement Public Territorial de Bassin Eaux & Vilaine indique que « 109 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle le long de la Vilaine. »

Réunion interministérielle avancée

Un an plus tard, quasi à la même période, les tempêtes Nils et Pedro ont frappé l’Ouest de la France, en plus d’autres régions, créant de nouveaux dégâts. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a appelé le 20 février 2026 les assureurs à la « mobilisation générale » pour indemniser au plus vite les victimes. Les assureurs ont mis alors en place une extension à 30 jours du délai de déclaration des sinistres, au lieu de 5 jours.

Une première commission interministérielle a été organisée ce mardi 24 février pour étudier les dossiers de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle déposés par les communes sinistrées. Objectif, optimiser le travail des assurances. Cette reconnaissance facilite l’indemnisation des habitants sinistrés avec des délais raccourcis.

Dans le détail, 371 demandes ont été déposées par les communes dans les départements concernés par une vigilance rouge ou orange, indique un communiqué de presse du gouvernement publié ce mardi. 294 dossiers ont fait l’objet d’un avis favorable de la commission (soit près de 80 % des demandes) et 77 dossiers ont été ajournés.

Les demandes reçues ultérieurement, ainsi que les dossiers ajournés lors de la commission de ce jour, seront traités dans le cadre des commissions accélérées suivantes, prévues les 3 et 10 mars, sur la base d’expertises complémentaires.

Radiés de leur assurance

Pourtant cette prise en charge est à deux vitesses. En témoigne Sylvie Ferré, propriétaire d’une maison à Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine), victime de la montée de la Vilaine en janvier 2025 et à nouveau touchée en ce début d’année. À elle et son conjoint, clients depuis 15 ans lors de leur premier sinistre, l’assureur Allianz propose une indemnisation de 40 000 € pour une maison de 100 m² inondée par 1m97 d’eau. Après plusieurs échanges, ils réussiront à obtenir 75 000 € en 2025. Mais deux mois avant la fin de leur contrat d’assurance, ils apprennent par courrier qu’ils seront radiés. « On était sinistrés, on leur coûtait trop cher », lance-t-elle tout de go.

Lire aussi : Assurance habitation : les sinistres climatiques dopent les prix et les exclusions de garanties

« Il n’y a aucun suivi psychologique mis en place », déplore également Sylvie Ferré. C’est pourquoi elle et une trentaine d’habitants ont créé un groupe What’s App pour s’entraider. « Si les inondations de ce début d’année étaient arrivées à la même date que celles de l’année dernière, nous n’aurions pas pu déclarer un même sinistre la même année. On en était à prier pour que ça arrive un peu plus tard. » Finalement, cela arrivera trois semaines plus tard. Avec 1m10 d’eau cette fois-ci et un nouvel assureur, Predica (Crédit Agricole), Sylvie Ferré a déclaré cette semaine le sinistre. En 48 heures, 2 000 € d’acompte ont été envoyés et un rendez-vous avec un expert a été fixé le 6 mars.

« Je n’ai pas lâché mon assurance »

Du côté de Pont-Réan (Ille-et-Vilaine), la boulangerie de Stéphanie Lourdais a eu plus de chance. Après les intempéries de 2025, il aura fallu trois mois avant de rouvrir la boutique. « Je ne m’en sors pas trop mal comparé à d’autres commerçants dans le quartier qui n’ont toujours pas rouvert à l’heure où je vous parle », entame Stéphanie Lourdais « mais c’est surtout parce que je n’ai pas lâché mon assurance. » Sur un dossier estimé à 600 000 €, la commerçante a payé une franchise (une somme qui reste à la charge de l’assuré) de 10 % soit 60 000 €. « Si on avait pu l’éviter alors qu’on est classé en catastrophe naturelle, ça aurait été mieux. » Cette année, « la bataille sera moins rude » : parce qu’elle a été plus prévoyante et que l’eau n’est pas montée aussi haut.

 
Marie-Caroline Royet    Ouest-France  

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