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TÉMOIGNAGES. Dans le Layon, cette salle communale regorge de souvenirs... |
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Jean Dupont (à gauche) et Jean-Louis Coulon, mari d’Annie, devant la nouvelle porte-fenêtre de la salle de la Madeleine. © CO
Dernièrement, la porte-fenêtre de la salle de la Madeleine à Chaudefonds-sur-Layon, près d’Angers, a été changée pour une meilleure étanchéité (chaleur, acoustique et fonctionnement). Deux Califontains replongent dans le passé de ce bâtiment et de ses fonctions.
Aujourd’hui, la salle de la Madeleine sert pour des vins d’honneur, des réunions et les activités du club de l’Amitié, le jeudi après-midi. L’autre partie du bâtiment sert au salon de coiffure. Auparavant, ce bâtiment avait aussi servi de salon dégustation et de bibliothèque. Jean Dupont et Annie Coulon, habitants de Chaudefonds-sur-Layon, partagent leurs souvenirs de ce bâtiment.
« Les séances nous proposaient les premiers films muets »
C’était une dépendance du presbytère, avec un sol en terre, dans les années 1936 à… Elle servait plus de remise et d’entrepôt pour différentes choses (rangement des drapeaux et accessoires de défilé, du bois de chauffage, des bancs et chaises…) Cette salle a aussi servi au cinéma ambulant. Les projections se faisaient sur un mur en blanc, actuellement celui du salon de coiffure. Les séances nous proposaient les premiers films muets comme « La Sortie de l’usine » des Frères Lumière, sans oublier les Charlie Chaplin. C’était le curé Constant Chaillou, arrivé en 1953, qui en était l’organisateur et nous étions une trentaine d’enfants à regarder ces merveilleux films »,
raconte Jean Dupont.
Il poursuit : Pendant une semaine, en août 1944, un dépôt de munitions avait été entreposé par les Allemands dans le demi-sous-sol du salon de coiffure actuel.
Cette salle a servi aussi de cantine scolaire pour l’école Ave-Maria dans les années 1970 à 1980 et plus. À cette époque-là, je travaillais chez Mme Charles, la directrice. Sur ma pause du midi, j’utilisais beaucoup le sifflet pour emmener environ 45 enfants à la cantine. Les repas étaient confectionnés par Thérèse Chaumoître dans la cuisine (où se trouve le salon de coiffure), les légumes venaient de chez elle et, son mari Antoine, les épluchait avec elle la veille »,
retrace quant à elle Annie Coulon.
Elle conclut : Je servais et effectuais la surveillance entre 12 heures et 13 h 15. C’est Josette Lequeux qui m’a remplacé à la cantine.